"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."
22 septembre 2007.
C'est le jour de ma libération. Il faisait beau et j'allais sortir du couloir de la mort. Faut dire qu'au centre de détention (refuge) de La Louvière (Belgique), ils ont la seringue facile : j'ai vu plus d'un copain partir les pieds devant.
J'en menais pas large quand on est venu me chercher...Les oreillles plates et la queue entre les jambes, mais vraiment il faisait beau.
J'avais bien eu plusieurs visites pendant mon séjour en cabane mais dès qu'il s'agissait d'aligner l'oseille pour payer ma caution, les oursins au fond de la poche dansaient la java. Ediablés qu'ils étaient les larfeuilles. Car au final pour sortir on paye d'avance et là les bavards y sont intraitables. On paye d'abord on palpe après...
Bref!
Moi, j'ai eu la chance, un cador vernis que chuis, le croupion bordé de nouilles, mais eux...ils battent la parpagne en attendant tézigue dans une crèche où t'irais même pas lancequiner si ça se trouve.
Je ne fais pas trop dans le sentiment (ce n'est pas le genre de la maison) mais mon histoire c'est aussi celle d'arsouille comme moi au plat pays qui est le leur...et qui des fois... le reste.