"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."
Durant ma baguenaude dans le matineux, je suis allé lacher la bonde sur un grand carreau où les clous étaient bordés par des panneaux pour éviter au populo de trabouler ailleurs. A l'heure d'aller taffer, les gensses ont la trotinette bien pendue, ça file sec sur la trolle.
Arrive aussi (un peu moins dare dare) un quinze-vingt avec sa bougie qui, bien sûr, vient s'empaler sur les barrières. A sa gauche et à quelques ancrées, l'écoulement des trimards qui gambadent. Je vois bien que ça lui coupe la musette à la donzelle : sa bougie indique qu'elle est bien au bord du bitume mais elle patine et galère deux bonnes broquilles jusqu'à ce qu'un aileron vienne l'agrafer et la charge dans le flot du guet.
Cette giberne une fois contée paraît tartignolle mais elle m'inspire une gamberge : sans doute aucun quidam n'aura rembroqué la façon elle était habillée la bichette... elle avait de l'allure et c'était pas au petit bonheur.
Comme ça doit être polop de se niper seule ainsi... au lieu d'un futal, d'un pull et d'une paire de croquenot simples à enfiler... quel bougre peut bien bacher cette reine pour son seul plaisir de la voir ainsi dorée sur les coutures, de la boire des prunelles ?
Quel coup de flambe au coeur peut-elle avoir cette pépée, se sachant désirable, mais sans en avoir les antennes ?
Ca doit être planant, non... cette vie à la douce ?
Je l'ai à la chouette ma vie de clébard, c'est vraiment bath aux pommes! Du coup, j'mets les bouts à la camplouse, histoire de me mettre au vert...
