"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."
Les nécessités de l'hygiène et de l'astiquage imposent aux pachas des patelins de procéder, avec les moyens en zigues et en bataclan dont elles disposent - et grâce aux tunes de l'ensemble des contribuables - aux charges de nettoyage du quartier résultant de nombreux animaux domestiques, et en particulier de clébards.
D'autre part, les boîtes de protection animale se sont maintes fois renaudées contre le fait que la possession d'animaux domestiques n'impose aucune obligation particulière. C'est ainsi que beaucoup de clébards ne se font jamais taper aux faffes et que certains d'entre eux se font démolir l'anatomie. Il arrive même qu'ils soient purement et simplement laissé en bobine, ce qui contraint les grands condés à créer des mitards ou à filer de la caillasse à des assosses spécialisées chargées de recueillir les bestiaux, de leur trouver de nouveaux dabs ou de leur mettre l'âme au vent.
Il était autrefois autorisé à compenser par l'impôt les charges résultant de la présence des bestiaux et c'est ainsi qu'a longtemps existé une "taxe sur les clebs " que les problocs devaient acquitter en même temps que leurs impôts locaux. Cette pompe a été supprimée il y a une vingtaine d'années car elle faisait en effet l'objet de nombreuses maltouzes et elle coutait bonbon par rapport au jus qu'elle engraissait.
(...) Mais aujourd'hui il est quand même pondu :
1° D'engamer un contrôle des clebs par l'obligation de brodanche de la couenne ;
2° D'engamer une "taxe sur les chiens ".
Cette pompe serait facultative comme la "taxe d'enlèvement de Monsieur Poubelle" ou la "taxe de balayage". Afin de ne pas pénaliser les cannes-blanches, les invalos et les mal-peignés , il convient de ne pas les carotter. Les pros seront également exonérés.
Autant vous dire qu'on l'a échapé belle... on est verjot sur ce coup mais rien ne dit qu'ils ne vont pas remettre le couvert... les portefeuillistes de la rue de Bercy.

