"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."
Vous savez faire du byclo ?
Mouais...Sauf que moi, là, je cause de la vraie vadrouille, celle des jours de grève, la virée des engagés, des galériens de la danseuse. Je ne fais pas non plus le bla-bla du petit groupe des calotins de l'effort pour nib', ceusses qui grimpouzent sous la cagna le Mont Machin avec leur tire-poire, et se mettent du côté du manche sur la photo. Non, je veux parler de la retape à vélo, la fortiche, celle qui se prépare à chaque rentrée quand le torchon brûle au pays du taf.
Alors quand on y va de son voyage à l'heure de l'apéro et que l'histoire a de la barbe, et bien... on a droit au hochement de grelôt et on esgourde des approbations à s'en faire gonfler la cafetière : même les brutes qui se tapent 100 bornes les doigts dans le blair, y n'osent plus se payer votre fiole.
Avec le train-train, on enroule sans plus y penser, on fait son beurre du paysage. On fait même ami-ami à grand coup de salamalec avec le dopé de la deux roues qui brule le pavé en sens inverse... Mais gaffe aux guibollards ! Très agressifs les guibollards, surtout ceux qui tracent au milieu du ruban. Sinon, blague dans le coin, ça tire sévère sur les jambonneaux mais au terminus on fait la roue : fiérot comme un poux.
Mais attention au retour, l'apéro avant de rentrer ajoute 5 kg à la pédale de droite et le quart de rouge du midi 5 kg à la pédale de gauche.
Allez donc bosser en byclo ! ça force le respect et ça ramone les éponges.
