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LITTLE BIG BOSS - 26 décembre 14
lundi 28 janvier 2008

"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

je vous ai laissé en bobine, la semaine dernière, sur les bonnes bobèches teutones de la tranchaille d'en face. Ce n'était que l'allumage cette affaire-là : goutez-moi donc que cette ballade...
Hier soir, invité à une boustifaille par des sous-off d'écrevisses de rempart, Tonton Nestor a fait bombance et poussé la beuglante autour d'une longue tabloche dressée dans une chambre de chauffe, genre souricière aux alentoire de 7 à 8 mètres de long sur 2 de large, creusée dans la glaise et blindée d'énormes madriers, de portes, de volets, de fagots, de frétille et de terre, bref... de tout le fourbis qu'on peut ratisser dans le coin.
A minuit, presque simultanément, comme raccord sur l'heure, une pièce de notre batterie et une pièce saxonne ont tiré douze coups : "joyeux noël" pour les uns, "fröhliche Weihnachten" pour les autres. Du coup,  un quinqua, engagé pour la durée de la boucherie et qui avait un peu trop chargé la brouette, est allé planter un immense flottant tricolore dans les tortillants allemands. Il n'a pas essuyé un seul coup de mauser, les Boches faisant, paraît-il, une ripaille d'enfer, ils ne se bilottaient pas de nouzigue. Un juteux de première et un patrouilleur craneux sont même allés planter près du flottant un sapin avec des roses en papelard. Comme ça baignait pas mal, quelques traîne-la-guêtre ont brandi un torchon blanc et les Boches itou. Comme les tranchailles sont à une portée de chique, une discutaille s'est établi et il a été biché que de chaque côté quelques bonhommes sortiraient pour bavasser à l'aise.
Les Boches sont décanillés les premiers et les bougres se sont serré la pince en trocant du chocolat contre des cibiches. Et nouzigue, pire que des bignolles, on les mataient papoter le bout gras : comme tout ce petit monde tenait à fêter la Noël bien tranquiloss, d'un commun accord on a fait la trêve des confiseurs à grands coups de grève des bastos.
Au cas où, si sur l'ordre des gros-turbans ou par suite d'une relève, l'un des deux camps devait rompre la trêve, un coup devrait être tiré en l'air. Mais le pacte a tenu la route et ce matin les bôches nous ont apporté deux boutanches de Champagne pas dégueusses du tout : comme les teutons tiennent le village, nous autres on s'est dit que le notaire et le toubib du coin devaient avoir des cavouzes bien amorcées...On se demande bien (aussi) pourquoi on continue à se foutre sur la tronche...

posté par Hicegosum à 15:00
dans :
Tonton Nestor Recommander cet article | Commentaires(2)
et oui
même eux savaient faire la trêve
les pauvres
s'ils revenaient aujourd'hui que de gaspillage
pour du vent
Posté par orphielabelle à 15:47, lundi 28 janvier 2008 | Lien | |
Commentaire sans titre
Bonne question !!
Ca serait si simple de ne pas se foutre sur la "tronche"
Posté par Rita à 10:30, vendredi 1 février 2008 | Lien | |