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LITTLE BIG BOSS
jeudi 7 février 2008 17:00, posté par Hicegosum dans: Tonton Nestor

"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

On s’est fait l’adja pour la ligne de feu avec 24 heures d'arrêt pour se lézarder. Le buffet n'est pas épatant, on becte le même singe depuis des lustres, mais on a une chouette piaule... Un péquin met à la disposition de nouzigues sa gornifle pleine de foin : on y pionce à rendre jalmince une marmotte.

La popote est installée dans une petite baraque mise à mal par une grosse marmite boche. V’là le fourbi : une vieille lourde démolie sert de tabloche avec ses bancs de fortune. La gaîté du boulal remplace le confort le plus élémentaire.

Notre cuistot est un type épatant, il sait tout faire et surtout la cuistance, toujours à se fendre la pipe. En ligne, il montera une cuisine avec rien, d'ailleurs ses mérites sont appréciés : il deviendra cuistot du franc-foignard et les os sont maousses costauds.

Aujourd'hui c'est à notre tour de monter en ligne ; voici le départ, voiturettes de pièces et de munitions chargées et les poilus équipés à la trimballe : couverture roulée dans la toile de guitoune et le mousqueton en sautoir, les cartouchières bien remplies pour l'usage externe, le bidon de pinard aussi... pour l'usage interne!

Comme le mitrailleur ne porte pas de barda... mon maître met tout ce dont il aura besoin en tranchée dans ses musettes. J’ai sur l’endosse un sac plein de vivres. Faut tenir, pas vrai ! Et nous v’là parti pour une dizaine de bornes sous la pluie, ça me pèse... On passe les 2 dernieres à traîner tout ça en culbutant dans les trous de marmites, à plat ventre dans la boue : j’ai le poil tout plein de berdouille.

Enfin on attrape l'entrée du boyau F.3 qui conduit à notre abri. Le F.3 est plein d'eau. Défense de s'asseoir, comme dirait l’autre! Les copeaux que l'on relève nous donnent les consignes, tout est prêt, la sulfateuse pointée sur son point de repère, un tireur et un chargeur prennent la garde pour deux plombes et nous allons dans un autre trou pour y dormir comme un sabot.

Voici le crépu et l'homme de jus se pointe avec sa peau de mouton et son inséparable museau de cochon dans une boîte en fer : les corvées de jus et de soupe partent de loin et le friscot ce matin rousse fort. Vu comme il est attifé mon maître l'a surnommé « Le Planteur » et les Esquimaux ne sont pas fagotés d'une façon plus bidonnante. Sa tête emmaillotée dans le passe-montagne est couverte du casque; le nez et les pommettes sont en feu ; une bonne bouffarde braquée dans sa mâchoire lui réchauffe le museau.

Jamais personne ne grogne pour les corvées de jus, mais pour le pinard, c'est bien mieux encore : tout le monde est volontaire. Il en part bien quelques quarts à gauche en route dans le gosier du poilu qui débitera ses fagots comme quoi il a dévissé dans les boyaux.

Et puis c’est la relève! Il n'en faut pas plus pour que tout le monde mette le nez dehors. Ça va être une semaine sans que les marmites vous obligent à vous terrer fissa au fond d'un trou ou qu’un avion boche passe et qu'on doive se hâter de se planquer pour éviter les pastilles que cet oiseau pourrait nous lâcher. Cette fois on a eu de la veine, ça se passe pas toujours sans casse : des marmites sifflent et éclatent autour de vous mais ça ne vaut pas l'orchestre à Bobino.

 

lundi 28 janvier 2008 15:00, posté par Hicegosum dans: Tonton Nestor

"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

je vous ai laissé en bobine, la semaine dernière, sur les bonnes bobèches teutones de la tranchaille d'en face. Ce n'était que l'allumage cette affaire-là : goutez-moi donc que cette ballade...
Hier soir, invité à une boustifaille par des sous-off d'écrevisses de rempart, Tonton Nestor a fait bombance et poussé la beuglante autour d'une longue tabloche dressée dans une chambre de chauffe, genre souricière aux alentoire de 7 à 8 mètres de long sur 2 de large, creusée dans la glaise et blindée d'énormes madriers, de portes, de volets, de fagots, de frétille et de terre, bref... de tout le fourbis qu'on peut ratisser dans le coin.
A minuit, presque simultanément, comme raccord sur l'heure, une pièce de notre batterie et une pièce saxonne ont tiré douze coups : "joyeux noël" pour les uns, "fröhliche Weihnachten" pour les autres. Du coup,  un quinqua, engagé pour la durée de la boucherie et qui avait un peu trop chargé la brouette, est allé planter un immense flottant tricolore dans les tortillants allemands. Il n'a pas essuyé un seul coup de mauser, les Boches faisant, paraît-il, une ripaille d'enfer, ils ne se bilottaient pas de nouzigue. Un juteux de première et un patrouilleur craneux sont même allés planter près du flottant un sapin avec des roses en papelard. Comme ça baignait pas mal, quelques traîne-la-guêtre ont brandi un torchon blanc et les Boches itou. Comme les tranchailles sont à une portée de chique, une discutaille s'est établi et il a été biché que de chaque côté quelques bonhommes sortiraient pour bavasser à l'aise.
Les Boches sont décanillés les premiers et les bougres se sont serré la pince en trocant du chocolat contre des cibiches. Et nouzigue, pire que des bignolles, on les mataient papoter le bout gras : comme tout ce petit monde tenait à fêter la Noël bien tranquiloss, d'un commun accord on a fait la trêve des confiseurs à grands coups de grève des bastos.
Au cas où, si sur l'ordre des gros-turbans ou par suite d'une relève, l'un des deux camps devait rompre la trêve, un coup devrait être tiré en l'air. Mais le pacte a tenu la route et ce matin les bôches nous ont apporté deux boutanches de Champagne pas dégueusses du tout : comme les teutons tiennent le village, nous autres on s'est dit que le notaire et le toubib du coin devaient avoir des cavouzes bien amorcées...On se demande bien (aussi) pourquoi on continue à se foutre sur la tronche...

lundi 14 janvier 2008 15:00, posté par Hicegosum dans: Tonton Nestor

"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

Il y a quelque part devant nous des tranchouilles teutones à quinze ou vingt mètres et le crabe-chef méque que nous allions mon maître et moi les voir pour en rapporter des crobars ou même des photos. Un vrai casse-pipe que ce bouibouis-là : y a pas trois jours, un de nos turbans qui chouffais par un créneau s'est mangé une bonne bastos en pleine poire mais bon... nous voilà en route, un kodak, un carnet et les deux fouilles dans les poches pour lui. Sur la route, rien que le bahut accoutumé du grand baroud.
Notre grimpette s'arrête à l'entrée d'un couloir étroit qui s'enfonce dans le sol : c'est la sape par où on file en douce à notre tranchée de première ligne, à la limite du no man's land, l'abattoir où il ne faut pas bon croupir. Au dernier boyau deux turbans, un lieutenant à barbe noire et un sous-lieutenant aux bacchantes en guidon de vélo, prévenus par téléphone, nous attendent.
- Chut ! jactez bas qu'ils nous disent avant que j'ai pu articuler des babouines. Ils sont là, tout près, à quinze mètres, et ils zieutent si l'un de nous remue le derrière... Bridez votre clebs, tudieu!
Ces palabres me laissent froid alors je m'amène en loucedé au créneau pour mater ce que, de notre crèche, on peut voir : je n'aperçois devant mézigue qu'un fouillis dehouf de branches canées touillées avec des tortillards barbelés et un peu au delà de cette berdouille, un léger soulèvement de terre baldinguée, c'est la tranchée chleuh et je me demande si un Kamarade canin s'y dissimule (mon tarin m'indique que chique !).
- Ne regarde pas trop Nestor, me glisse à l'esgourde mon maître, ils pourraient bien t'assaisonner ces ostrogoths. Evitons, autant que possible, d'attirer leur attention. Je me demande bien comment je vais m'y prendre, ajoute-t-il en fermant ses oeillets.
C'est à ce moment que le sous-turban intervient :
- Avez-vous remarqué, mon lieutenant, que, durant toute cette matinée, les Boches ne nous ont pas tiré un seul coup de fusil ? Nous avons peut-être devant nous les « bons garçons ».
Devant notre babatement, ils nous dévide qu'il existe, derrière la barricade d'en face, deux espèces de teutons : tantôt, ce sont des Prussiens type "barre de fer" au mauvais caractère avec grenades, fusées, marmites et rien que des embrouilles. Tantôt ce sont des Saxons qui, à la différence des autres, sont plutôt "au bain-marie", qui chauffent doucement en laissant bien poser la chique...mais y a moyen de se rancarder...
V'là qu'il commence à pousser la goualante en germain comme en beuglent les pipos pendant les bamboches de juillet : "Drunten im Vaterland. Ei da ist's so wunderschoen... (En bas, dans la plaine, Que la vie est donc belle...). Puis, il se met en veilleuse, la cliquette aux aguets. Une autre beuglante s'élève alors qui reprend les dernières notes :
"Ei da ist's so wunderschoen. Da moecht' ich Jaeger sein..." (... Que la vie est donc belle, C'est là que je voudrais chasser...). Et ça monte de la position allemande.
Je n'en puis croire mes cornets et encore moins mon tarin. Cependant, à côté de moi, un poilu s'exclame :
- J'en vois deuss, mon lieutenant et même que çui-là porte un calot vert, avec quéqu' chose qui brille. O qu'il est rigolo!
Nous arquons tous nos billes vers l'ennemi et je distingue très bien deux trognes d'Allemands dépassant du parapet. L'une est coiffée du béret gris liséré de rouge des cavaleurs, et l'autre du calot gris vert des sections de sulfateuses.
Ils ont déniché le képi bleu de notre bavard et aimables, lui gueulent : « 'ten Morgen, Kamarade! »
Le moment paraît favorable à mon maître pour cueillir un fafiot à la fois utile et curieux : il fait donc pêter son tire-poire au-dessus du parapet pour le montrer et beugle comme un taureau :
- Photographiren?
- Ja! Ja! bavachent-ils, fériots comme des gaspards et les têtes joufflues avé la banane.
Clic clac Kodac ! c'est fini. Un salut pour ces messieurs et il saute dans son trou.
Ils sont aux anges les teutons et même l'un d'eux nous lance un balluche de cibiches qui va frapper les tortilllants et rebondit au milieu d'eux et le voilà maintenant qui déserte son abri pour nous le donner à la pogne...
Les chevilles de ce genre sont pas légions, on nous défend de faire copain-copain car les hauts-turbans flippent que les troupiers, qu'ont pas inventé l'eau tiède, ne tuyautent que trop les bôches.
Et pis ! quand l'ordre du braquage viendrait à claironner, qui sait s'ils s'élanceraient peut-être avec moins bon cœur pour les embrocher ?
C'est quand même un raisonnement de taré, la guerre ça fout bien la gueule à l'envers...

mercredi 12 décembre 2007 14:00, posté par Hicegosum dans: Tonton Nestor

"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

Nos braves dans les boyaux n'ont pas seulement à redouter les bastos teutones et les gros-noirs, ni le temps de chien, ni le friscot les arpions plantés dans la berdouille, un autre ennemi les y assaille, méchant comme une teigne et lasdegue comme il se doit. L'invasion est chocnosof puisqu'elle cueuille aussi les tranchées fridolines. N'a-t-on pas vu, en certains endroits du front la pullulation devenir telle que la castagne s'interrompait littéralement pour s'en débarrasser d'abord ?
Dans les tranchailles, dans les canfouines, les poilus poursuivent, sans relâche, la chasse à sa majesté Gaspard. Ils l'estourbent à coup de bâton, le filent à la baille, l'enfument quand c'est possible... De véritables « battues » s'organisent et près de Roye, une compagnie d'infanterie s'étant ainsi mise à la besogne, détruisit dans sa journée 470 de ces rongeurs.
Aussi les poilus les plus dégourdis ont créé, sur le front même, une bonne juteuse : car après les avoir saigné soigneusement, ils en étalent les peaux afin de les faire sécher pour les refourguer comme un bon vieux trolleur et la Mode, étonnante et capricieuse, va chercher ces peaux pour en faire des glovèces, des fourrures, des porte-mornifles, des reliures de bouquin, etc.
Seulement, de la tranchée au bouclard, la peau de rat change de nom...
Mais ce fléau demande des mesures maousses car contre une espèce qui se multiplie si rapidement et dans des proportions si formidables, il est nécessaire d'avoir autre chose que le bâton ou la rosalie, et le plus efficace c'est encore le clébard.
Et à ce jeu là, Tonton Nestor n'était point un de ces grands molosses dont la dégaine file les grelots. C'était un petit, un homelette russel, blanc avec des taches noires : sa couleur trop rococo aussi bien que sa taille au garot excluaient toute idée d'en faire un chien bleu-horizon. Mais Tonton Nestor ne l'entendait pas de cette oreille, il renaclait à cette idée et chaque jour, à travers la barrière qui le séparait de la zone de dressage, il se gargarisait la rétine à mater ses camarades plus favorisés avoir les fumerons comme des clafoutis de cerise à force de faire tutupanpan.
Un jour, n'y tenant plus de faire le chien couchant,  il bondit, piqua la cavale et sauta sur la gandoura d'un mecton qui figurait un soldat blessé, lui bahuta son képi et vint tout enflé l'abouler à son daron.
On ne pouvait savater de si belles dispositions, ce cabot avait la bosse. L'éducation de Nestor fut complétée et, quinze jours après, il montait à la rifflette. Nestor assista alors à plusieurs dérouilles et y défendit sa queue à merveille. Car signaler et/ou donner un coup de pogne aux amochés ne sont pas les seules besognes dont se décarre Tonton Nestor :  dans les tranchecailles à la Villa des marmites,  où les gaspards sont comme des coqs en pâte, on sait quels services il peut rendre : la preuve...

mardi 4 décembre 2007 15:00, posté par Hicegosum dans: Tonton Nestor

"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

Dans les Vosges, le service des patrouillards a toujours été michkine, 'cause des réseaux de tortillards barbelés, plus nombreux là-bas car les coquards de la forêt prêtaient des appuis naturels. La planquouse pour y chouffe y était un vrai travail de romain tant il y avait de gobe-mouches et de fleure-fesses qui zieutaient et bavaient aux Choucroutemann.
Il a donc été enveloppé d'engager Tonton Nestor dans un service de chiens-chandelles et la maison de guet fut aménagé dans une vieille baraque abandonnée.  Au borgnon, Tonton Nestor et sa clique étaient conduits en brousse et une équipe composée de quelques canardeurs (qui faisaient les habitants de la Bochonnie) arrivait en rampant... et les chiens devaient faire le proute, à cinquante, cent, même deux cents mètres avec moults groumes et force grubles mais sans aboyer.
Les résultats obtenus étaient de première bourre et le chenil commençait à rendre aidance quand un pathos vint y foutre un ver dans le coeur et prouver, en même temps, combien étaient nécessaires les chiens-chandelles : l'un des dresseurs, un ingénieur, fervent du clebs et rempilé, avait pris un louffiat, qui, ayant suivi des cirques forains, connaissait bien le pansage des bestioles. Le gars faisait l'emballement cependant ses allures semblaient parfois zarbies et d'étranges coïncidences frappèrent bientôt ses dabs. Certaines nuits, il se déguisait en courant d'air sans que l'on pût savoir où il allait et, plusieurs fois, on l'avait gaffer en train d'étaler un lardingue dans une clairière, tantôt à droite, tantôt à gauche de la niche de Tonton Nestor et toute sa clique. Or les crapouillotteurs d'en face semblaient se régler sur ces indications!
Le zigue fut mis sous mireuse et des cognes déguisés en soldats le cravatèrent avant de le mettre sous scellé. Pendant plusieurs jours, il nia... malgré les rousses qui le pressaient de questions et surtout de coups. C'est ici que la bamboula commence puisque les clébards militaires qui se trouvaient là prirent les crosses et rompirent leurs chaînes, lui sautèrent à la gueule et lui déglinguèrent le buffet... la flicaille en a bavé pour l'arracher de ces crocs vengeurs. L'ex louffiat
 fut gerbé à la passe du baisé de la veuve et le lendemain il se mit à table avec le prêtre qui l'assista : il s'était macaroné pour quelques louis. Il balança aussi que, dans le coin, des jaunes à la pige des casques à pointe avaient pour mission de faire la planque à l'anglaise.
Depuis cette époque, Tonton Nestor et tous les chiens-chandelles ont fait tâche d'huile  et voilà comment... Tonton Nestor, matricule 221, qui fut l'un des premiers chiens que l'on dut teindre à cause des taches trop voyantes de sa robe s'afficha d'une façon toute particulière au Bandkopf, en devançant les patrouilles et en se repliant vers elles, en rampant, dès que des ennemis étaient en vue. Non seulement il ne s'est pas contenté de sauver la mise de nos braves mais il nous a valu de rabioter sur les fridolins en en mettant un bon bouquet en villégiature à la Centrale !
Plusieurs milliers ont été sur le front et ont eu l'honneur d'être cités à l'ordre de leur régiment...
C'est ainsi que dans le communiqué officiel du 19 juillet 1916 (3 heures), on peut lire : «Nestor, série F 4, matricule 221, du chenil A, a empêché un coup de main que tentaient les Allemands contre notre tranchée de première ligne. Profitant d'une nuit noire, pendant laquelle le vent soufflait en tempête, l'ennemi avait réussi à s'approcher de nos réseaux de fils de fer, sans être vu, ni entendu par les guetteurs. Le chien Nestor, de la 19e compagnie du régiment d'infanterie, en sentinelle à l'extrémité de la tranchée, a alerté le poste à deux reprises et a permis de recevoir l'ennemi à coups de grenades. La surprise était manquée. Sans le chien, le poste était enlevé.»
A partir de là, si l'on se décolle un peu la pulpe du fond, on aura  facilement imprimé quel rôle nos bons poilus à quatre pattes ont été capables de jouer sur la ligne de feu.