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    vendredi 11 janvier 2008 09:00, posté par Hicegosum dans: Quartier libre

    "Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

    Maître corbac,
    Je suis super jouasse que tu m'envoies un chiffon pour me dire (je cite) :"[...] Ici on n'est pas dans les blog de chasses! Mais canin! Si tu veux faire autres choses que les chiens, va sur skyblog ! [...]"
    C'est vraiment sympa et je te tire un coup de chapeau bien bas : j'aime bien quand tu coasses.
    Même si ta beuglante m'a mis la taupe au guichet , elle m' a tout de même  permis de reprendre la batteuse pour te gribouiller une bonne tortillante. Je ne vais pas m'en gourgousser, c'est plutôt bonne franquette qu'une personne qui a les abeilles dans le citron vienne se détriver à ma lourde pour me bonnimenter à grands coups de rangers sur Tonton Nestor.  Mais il fallait mettre les patins avant d'entrer, Toto (tu vois, je t'aime bien, t'as même un surblaze).
    Loin de vouloir te passer la brosse à reluire, il s'agit avant tout de t'affranchir de la manière dont il faut respecter la mémoire du clébard susnommé, c'est pas plus difficile que d'apprendre à nager aux poissons, tu devrais pouvoir donner dans le blanc si tu t'en tiens à cet adage : il vaut mieux mettre son nez dans un verre de beaujolais que dans les affaires des autres.
    Maintenant que je t'ai mis au jus, laisse-moi, mon cher oiseau, te donner mon sentiment profond : soit on se tapisse et je trouve d'une impolitesse rare de ne pas te détroncher pour se bidonner ensemble, soit on ne se connaît ni des lèvres ni des dents et de bêcher de telles paroles, c'est dangereux pour ta santé, tu vas te faire un ulcère, Toto.


    Tu permets que je te blaze Toto, Toto ?

    mercredi 9 janvier 2008 16:00, posté par Hicegosum dans: Quartier libre

    "Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

    Bonjour...
    Bon, on recommence.
    Bonjour, oui, c'est pas mieux...
    Oui, je sais ce que vous allez dire...  Moi, je suis là...  Eux, ils sont là...  Et puis...  Hein !...  Non mais c'est vrai quoi...  On croit que c'est facile et puis...  Voilà...  Parce que je voulais vous dire, moi... Vous êtes là, tranquilles, bien installés, et vous vous attendez à ce que je... Hein  !... Allez, dites pas le contraire, je vous connais...  Moi aussi à une époque... C'est facile... Non mais c'est vrai quoi...  Une nouvelle année, on se dit y'a qu'à faire, se mettre là et faire le truc le mercredi 9 janvier à 16h00 par exemple... C'est tout.
    Non mais c'est vrai quoi...  Pour vous c'est facile, mais pour moi...  On croit qu'il suffit de...  Hein...  Mais en réalité il faut aussi...  Hein...  Et encore, vous savez pas tout...  Y'en a des fois qui disent que la nouvelle année...  Et puis, les vœux...  Enfin bref, vous voyez ce que je veux dire...  Gribouille aussi c'est ce qu'il pensait...  Mais une fois ici, on se rend compte que les vœux...  Eh bien...  Les vœux, quoi !
    Eh oui, c'est comme ça. Parce qu'il ne faut pas oublier non plus que...  Hein...  Eh oui ! Eh oui ! Sans compter tout ce que vous ne voyez pas...  Ah ah, vous n'y pensiez pas à ça...  Pas vrai ? Parce que moi, je suis là...  Mais derrière ? Et sur les côtés ? Et là bas au fond ? Hein...  L'anonyme du 4 janvier 2008 à 17:52... Faudrait voir à descendre de ton feuillu... Ta jactance fouette le calendos... Eh oui, il faut y penser à tout ça...  Si je vous disais tout...  On vous dit pas...  Non mais c'est vrai quoi...  Les vœux...  D'accord ...  Mais ...  Enfin, vous voyez ce qu'on veut dire...  Bon, d'accord, on pourrait vous dire aussi que...  Hein...  Mais bon, il vaut mieux pas...  D'autant que...
    Enfin, on préfère se taire...

    D'ailleurs on vous en a déjà trop dit...

    On risquerait des commentaires désobligeants...

    [Edit_16h30] < Sacrebleu, c'est déjà fait : Maître corbac m'a gratifié d'un 50e commentaire, merci à lui et rendons grâce à ses conseils avisés...

    mercredi 12 décembre 2007 14:00, posté par Hicegosum dans: Tonton Nestor

    "Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

    Nos braves dans les boyaux n'ont pas seulement à redouter les bastos teutones et les gros-noirs, ni le temps de chien, ni le friscot les arpions plantés dans la berdouille, un autre ennemi les y assaille, méchant comme une teigne et lasdegue comme il se doit. L'invasion est chocnosof puisqu'elle cueuille aussi les tranchées fridolines. N'a-t-on pas vu, en certains endroits du front la pullulation devenir telle que la castagne s'interrompait littéralement pour s'en débarrasser d'abord ?
    Dans les tranchailles, dans les canfouines, les poilus poursuivent, sans relâche, la chasse à sa majesté Gaspard. Ils l'estourbent à coup de bâton, le filent à la baille, l'enfument quand c'est possible... De véritables « battues » s'organisent et près de Roye, une compagnie d'infanterie s'étant ainsi mise à la besogne, détruisit dans sa journée 470 de ces rongeurs.
    Aussi les poilus les plus dégourdis ont créé, sur le front même, une bonne juteuse : car après les avoir saigné soigneusement, ils en étalent les peaux afin de les faire sécher pour les refourguer comme un bon vieux trolleur et la Mode, étonnante et capricieuse, va chercher ces peaux pour en faire des glovèces, des fourrures, des porte-mornifles, des reliures de bouquin, etc.
    Seulement, de la tranchée au bouclard, la peau de rat change de nom...
    Mais ce fléau demande des mesures maousses car contre une espèce qui se multiplie si rapidement et dans des proportions si formidables, il est nécessaire d'avoir autre chose que le bâton ou la rosalie, et le plus efficace c'est encore le clébard.
    Et à ce jeu là, Tonton Nestor n'était point un de ces grands molosses dont la dégaine file les grelots. C'était un petit, un homelette russel, blanc avec des taches noires : sa couleur trop rococo aussi bien que sa taille au garot excluaient toute idée d'en faire un chien bleu-horizon. Mais Tonton Nestor ne l'entendait pas de cette oreille, il renaclait à cette idée et chaque jour, à travers la barrière qui le séparait de la zone de dressage, il se gargarisait la rétine à mater ses camarades plus favorisés avoir les fumerons comme des clafoutis de cerise à force de faire tutupanpan.
    Un jour, n'y tenant plus de faire le chien couchant,  il bondit, piqua la cavale et sauta sur la gandoura d'un mecton qui figurait un soldat blessé, lui bahuta son képi et vint tout enflé l'abouler à son daron.
    On ne pouvait savater de si belles dispositions, ce cabot avait la bosse. L'éducation de Nestor fut complétée et, quinze jours après, il montait à la rifflette. Nestor assista alors à plusieurs dérouilles et y défendit sa queue à merveille. Car signaler et/ou donner un coup de pogne aux amochés ne sont pas les seules besognes dont se décarre Tonton Nestor :  dans les tranchecailles à la Villa des marmites,  où les gaspards sont comme des coqs en pâte, on sait quels services il peut rendre : la preuve...

    vendredi 7 décembre 2007 16:00, posté par Hicegosum dans: Quartier libre

    "Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

    Chuis pas Tonton Nestor moi... Des allongés j'en ai jamais vu.
    Il y a une chiée de trucs qui me sont comme charabia pire qu'une bouteille à l'encre : j'ai vaguement pigé que calancher c'était ne plus être vivant, mais là encore comment  détroncher ceusses qui étaient raides de ceusses qui se morfillaient le dardant à se faire tartir ?
    Tous les jours, j'en croise de la moutonnaille à deux pattes et comme je niche proche Paname et il y en a une nichée : des asperges, des bas du pot, des bas de plafond, des marmots, des vioques, des côtelettes, des qui ne se sont pas engraissé à lécher les murs, de tout quoi ! et si je pouvais jacter,  jaimerais  bien leur tirer les vers du nez pour m'éclairer : grosso merdo savoir s'ils sont  vivants ou  morts pour que je sache à quoi ça ressemble cette affaire et pouvoir me les éviter, je ne veux pas avoir à me morfiller le dardant pour nib'.
    Car ça m'a tout l'air d'être une maladie honteuse ce truc là et le peu que j'en sais c'est la manière dont on puni le moribond, foutu au clou comme un tambour...
    On enferme d'abord l'artiste dans une boîte à violon bien ajustée et quand je dis bien ajustée, c'est sans un trou... Puis on fourgue le tout dans une caisse noire qui m'a tout l'air du dernier autobus car tout le populo qu'est chiné suit derriere. Ils en font une drôle de cafetière  fringués de telle sorte que l'on sache qu'ils sont pas joisses, mais alors pas joisse du tout.
    Je n'ose pas trop travailler du chapeau à me demander ce qu'ils peuvent faire pendant près d'une plombe dans la priante. Ca me fout les jetons ces trucs-là...
    Après ça, la caravane part chez la Veuve Pinaud, boulevard des allongés. Il y a de grands murs avec une grande grille, mais j'ai le nez fin, m'est avis que c'est excessif vu que le gars est déjà dans sa robe de chambre en pin au fond d'un bigard qu'on recouvre de terre et que l'on pose en plus un paveton comac.
    Le plus chelou en fait, c'est qu'on marque le carreau d'une croix comme pour revenir...
    Après quoi, tout le monde va s'en foutre plein le burlingue jusqu'à plus soif : une bonne chose de faite.

    mardi 4 décembre 2007 15:00, posté par Hicegosum dans: Tonton Nestor

    "Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

    Dans les Vosges, le service des patrouillards a toujours été michkine, 'cause des réseaux de tortillards barbelés, plus nombreux là-bas car les coquards de la forêt prêtaient des appuis naturels. La planquouse pour y chouffe y était un vrai travail de romain tant il y avait de gobe-mouches et de fleure-fesses qui zieutaient et bavaient aux Choucroutemann.
    Il a donc été enveloppé d'engager Tonton Nestor dans un service de chiens-chandelles et la maison de guet fut aménagé dans une vieille baraque abandonnée.  Au borgnon, Tonton Nestor et sa clique étaient conduits en brousse et une équipe composée de quelques canardeurs (qui faisaient les habitants de la Bochonnie) arrivait en rampant... et les chiens devaient faire le proute, à cinquante, cent, même deux cents mètres avec moults groumes et force grubles mais sans aboyer.
    Les résultats obtenus étaient de première bourre et le chenil commençait à rendre aidance quand un pathos vint y foutre un ver dans le coeur et prouver, en même temps, combien étaient nécessaires les chiens-chandelles : l'un des dresseurs, un ingénieur, fervent du clebs et rempilé, avait pris un louffiat, qui, ayant suivi des cirques forains, connaissait bien le pansage des bestioles. Le gars faisait l'emballement cependant ses allures semblaient parfois zarbies et d'étranges coïncidences frappèrent bientôt ses dabs. Certaines nuits, il se déguisait en courant d'air sans que l'on pût savoir où il allait et, plusieurs fois, on l'avait gaffer en train d'étaler un lardingue dans une clairière, tantôt à droite, tantôt à gauche de la niche de Tonton Nestor et toute sa clique. Or les crapouillotteurs d'en face semblaient se régler sur ces indications!
    Le zigue fut mis sous mireuse et des cognes déguisés en soldats le cravatèrent avant de le mettre sous scellé. Pendant plusieurs jours, il nia... malgré les rousses qui le pressaient de questions et surtout de coups. C'est ici que la bamboula commence puisque les clébards militaires qui se trouvaient là prirent les crosses et rompirent leurs chaînes, lui sautèrent à la gueule et lui déglinguèrent le buffet... la flicaille en a bavé pour l'arracher de ces crocs vengeurs. L'ex louffiat
     fut gerbé à la passe du baisé de la veuve et le lendemain il se mit à table avec le prêtre qui l'assista : il s'était macaroné pour quelques louis. Il balança aussi que, dans le coin, des jaunes à la pige des casques à pointe avaient pour mission de faire la planque à l'anglaise.
    Depuis cette époque, Tonton Nestor et tous les chiens-chandelles ont fait tâche d'huile  et voilà comment... Tonton Nestor, matricule 221, qui fut l'un des premiers chiens que l'on dut teindre à cause des taches trop voyantes de sa robe s'afficha d'une façon toute particulière au Bandkopf, en devançant les patrouilles et en se repliant vers elles, en rampant, dès que des ennemis étaient en vue. Non seulement il ne s'est pas contenté de sauver la mise de nos braves mais il nous a valu de rabioter sur les fridolins en en mettant un bon bouquet en villégiature à la Centrale !
    Plusieurs milliers ont été sur le front et ont eu l'honneur d'être cités à l'ordre de leur régiment...
    C'est ainsi que dans le communiqué officiel du 19 juillet 1916 (3 heures), on peut lire : «Nestor, série F 4, matricule 221, du chenil A, a empêché un coup de main que tentaient les Allemands contre notre tranchée de première ligne. Profitant d'une nuit noire, pendant laquelle le vent soufflait en tempête, l'ennemi avait réussi à s'approcher de nos réseaux de fils de fer, sans être vu, ni entendu par les guetteurs. Le chien Nestor, de la 19e compagnie du régiment d'infanterie, en sentinelle à l'extrémité de la tranchée, a alerté le poste à deux reprises et a permis de recevoir l'ennemi à coups de grenades. La surprise était manquée. Sans le chien, le poste était enlevé.»
    A partir de là, si l'on se décolle un peu la pulpe du fond, on aura  facilement imprimé quel rôle nos bons poilus à quatre pattes ont été capables de jouer sur la ligne de feu.


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