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    mercredi 28 novembre 2007 16:00, posté par Hicegosum dans: Quartier libre

    "Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

    Dès le matois, quand mes vieux allument la sono, je n'entends que viaupes et  taillage de costard, le bureau des pleurs en somme. C'est ainsi que j'ai eu vent ce matin qu'on était marron de n'avoir pas ouvertement déclaré donner ses organes si, au petit bonheur, on venait à calancher. Pas assez "citoyen" selon la gisquette qui brayait dans le poste.
    Moi je suis pour... je veux bien filer ma barbaque si elle peut faire l'affaire , ce ne sont pas les bloches qui diront le contraire... Heureusement, paraît-il, on aura le droit de nous la prendre même si l'envie ne nous demange pas plus que ça. Mais bon sang...Mettre l'ahchouma comme ça de bon matin, y'en a qui se gratte pas avec le dos de la cuillère (même en argent)...
    Perso, je préfère bien plus écouter le boucan de la vraie vie, les bahuts du dehors. Avec eux au moins, on essaie  de tirer au clair keskissepasse... dans la boîte à bruits, les gens parlent tellement chelou que j'ai l'impression qu'ils veulent m'entruander en me faisant de l'épate avec un article assez pérave qu'ils montent en mayo. Ca casse les oeufs toute cette esbrouffe...
    Mais je dis ça peut-être parce que je suis qu'un clebs et nonobstant cette beuglante, j'aime bien les os quand même...
    A vot' bon coeur, messieurs'dames!

    vendredi 23 novembre 2007 12:00, posté par Hicegosum dans: Tonton Nestor

    "Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

    C'est en novembre 1915 que Tonton Nestor part faire son bidasse...
    Mais attention tous les clébards ne sont pas enquillés... Il faut que l'arpète barbouze ait plus d'un an et moins de huit, il doit mesurer de 45 à 60 cm au garrot. On ne flogne pas l'aloyau des robes claires car il faut les teindre.
    Une fois pêché, Tonton Nestor est piloté dans les chenils de l'arrière où on le met au pli fissa. Il y est assoupli en lui serinant à s'asseoir, à se bacher au commandement, à lanterner patiemment le dab' à Petaouch Nok... puis on l'abonne peu à peu aux détonations, à veiller au grain et à pister afin qu'il puisse renifler la bonne trace entre deux petits fanions distants parfois... de plusieurs bornes.
    Au bout d'un mois, muni d'un petit bavard portant son numéro de tricule et indiquant ses aptitudes, Tonton Nestor part pour un des chenils de la zone des Grandes Muettes dans les Vosges, dans l'Oise ou sur l'Yser. Sa niche est démontable pour qu'il soit toujours possible de le bazarder sur un autre spot du front.
    Là, des dresseurs mobilisés continuent à l'entraîner comme griffeton de gaffe, estafette ou clébard de trait. Pour info, les « sanitaires » employés à la tournaille des blessés constituent une classe indépendante au service des ambulances. Quant à l'ordinaire, il touche chaque jour, 650 grammes de bidoche, 350 grammes de lartille, 100 grammes de féculent, 300 grammes de verdouze et... 15 grammes de sel !?
    C'est alors que le crabe-chef le demandera s'il le juge à propos, car la secte des gros turbans n'impose pas l'emploi des cabots clairons mais le nombre des poseurs de chique devient de jour en jour plus restreint car le poilu encaisse bien le clébard dans sa vie de marmelade au front...

    mercredi 21 novembre 2007 14:00, posté par Hicegosum dans: Quartier libre

    "Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

    A l'heure où on se lave les yeux, quand l'air est au poil, le friot sec me procure de très agréables jongleries quand je traîne mes lattes au parc.
    J'y croise la jeunesse qui se tient par le râble et roule des épaules. On les détronche plus facilement les jeunots car en général, ils ne sont pas ficelés comme les autres. Ils se serrent bien fort, en allongeant les cannes à l'allure d'un escargue et en se roucoulant très près du beignet.
    Un peu plus loin, deux autres plus âgés se baguenaudent , accompagnés d'un poto blanc qui vient me toucher la cuillère de manière croquignolette. Ses dabs, eux affutent d'un pas tranquille en se tenant par la pogne, zieutent devant et se jactent le bout de gras de temps en temps.
    Avec force maraude, je croise encore (ça fourmille sec ici) deux cavaleurs habillés kif-kif en survêt. Ce ménage aux douilles savonnés soufflent très fort à chaque enjambée en dégageant un nuage de vapeur comme une loco. En passant près de mézigue, la gironde souffle à son homme : " attends moi Maurice"... mais à vu de truffe, elle peut toujours courir la donzelle : le Maurice il arque sévère ce matin.
    Et voilà, j'ai encore pigé un truc : plus y sont vioques les gens, plus ils mettent la sauce, moins ils se causent et moins ils se touchent. Y a sûrement une anguille sous la botte de foin, va chercher...
    En attendant, la cive mouillée par la rosée me fait du bien aux coussinets.

    vendredi 16 novembre 2007 14:00, posté par Hicegosum dans: Quartier libre

    "Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

    Vous savez faire du byclo ?
    Mouais...Sauf que moi, là, je cause de la vraie vadrouille, celle des jours de grève, la virée des engagés, des galériens de la danseuse. Je ne fais pas non plus le bla-bla du petit groupe des calotins de l'effort pour nib', ceusses qui grimpouzent sous la cagna le Mont Machin avec leur tire-poire, et se mettent du côté du manche sur la photo. Non, je veux parler de la retape à vélo, la fortiche, celle qui se prépare à chaque rentrée quand le torchon brûle au pays du taf.
    Alors quand on y va de son voyage à l'heure de l'apéro et que l'histoire a de la barbe, et bien... on a droit au hochement de grelôt et on esgourde des approbations à s'en faire gonfler la cafetière : même les brutes qui se tapent 100 bornes les doigts dans le blair, y n'osent plus se payer votre fiole.
    Avec le train-train, on enroule sans plus y penser, on fait son beurre du paysage. On fait même ami-ami à grand coup de salamalec avec le dopé de la deux roues qui brule le pavé en sens inverse... Mais gaffe aux guibollards ! Très agressifs les guibollards, surtout ceux qui tracent au milieu du ruban. Sinon, blague dans le coin, ça tire sévère sur les jambonneaux mais au terminus on fait la roue : fiérot comme un poux.
    Mais attention au retour, l'apéro avant de rentrer ajoute 5 kg à la pédale de droite et le quart de rouge du midi 5 kg à la pédale de gauche.
    Allez donc bosser en byclo ! ça force le respect et ça ramone les éponges.

    mercredi 14 novembre 2007 14:00, posté par Hicegosum dans: Quartier libre

    "Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

    Les nécessités de l'hygiène et de l'astiquage imposent aux pachas des patelins de procéder, avec les moyens en zigues et en bataclan dont elles disposent - et grâce aux tunes de l'ensemble des contribuables - aux charges de nettoyage du quartier résultant de nombreux animaux domestiques, et en particulier de clébards.
    D'autre part, les boîtes de protection animale se sont maintes fois renaudées contre le fait que la possession d'animaux domestiques n'impose aucune obligation particulière. C'est ainsi que beaucoup de clébards ne se font jamais taper aux faffes et que certains d'entre eux se font démolir l'anatomie. Il arrive même qu'ils soient purement et simplement laissé en bobine, ce qui contraint les grands condés à créer des mitards ou à filer de la caillasse à des assosses spécialisées chargées de recueillir les bestiaux, de leur trouver de nouveaux dabs ou de leur mettre l'âme au vent.
    Il était autrefois autorisé à compenser par l'impôt les charges résultant de la présence des bestiaux et c'est ainsi qu'a longtemps existé une "taxe sur les clebs " que les problocs devaient acquitter en même temps que leurs impôts locaux. Cette pompe a été supprimée il y a une vingtaine d'années car elle faisait en effet l'objet de nombreuses maltouzes et elle coutait bonbon par rapport au jus qu'elle engraissait.
    (...) Mais aujourd'hui il est quand même pondu :
    1° D'engamer un contrôle des clebs par l'obligation de brodanche de la couenne ;
    2° D'engamer une "taxe sur les chiens ".
    Cette pompe serait facultative comme la "taxe d'enlèvement de Monsieur Poubelle" ou la "taxe de balayage". Afin de ne pas pénaliser les cannes-blanches, les invalos et les mal-peignés , il convient de ne pas les carotter. Les pros seront également exonérés.

    Autant vous dire qu'on l'a échapé belle... on est verjot sur ce coup mais rien ne dit qu'ils ne vont pas remettre le couvert... les portefeuillistes de la rue de Bercy.

    [lien pour les sceptiques]


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