Léopold Lippens, le bourgmestre de la station balnéaire cossue de la côte belge, s’explique dans Sud Presse : "Nous voulons des plages les plus propres possibles (…) Et je constate qu'aux Etats-Unis, les chiens peuvent courir le long de la mer mais leurs propriétaires sont obligés de ramasser tout ce qu'ils laissent derrière eux."

Pour laver sa plage plus blanc que blanc, le conseil communal a révisé l’ordonnance de police relative aux animaux. Les chiens n’étaient plus admis sur la plage. Désormais, ils pourront refouler le sable de Knokke de 21h à 9h du matin du 15 mars au 15 octobre. A la condition formelle d’"évacuer le sable souillé au moyen d'une petite pelle si le chien fait pipi", explique le bourgmestre. Il faudra donc songer à changer le sac qui accueillait habituellement la crotte de votre animal de compagnie pour une version plus grande et plus étanche…

Le quotidien révèle encore l’ampleur de l’amende. Lâcher son chien sans laisse sur la plage, comme ne pas ramasser ses déjections, coûte 250€.


«Si on a un chien, on le fait pour une bonne cause»


Catherine Bouchard

Générales - Publié le 17 février 2012 à 15:32
Celsius, le chiot Mira accueilli par la famille Fontaine-Cloutier dans le quartier Saint-Nicolas.
Voulant joindre l’utile à l’agréable, la famille Fontaine-Couture du quartier Saint-Nicolas accueille un chiot Mira en socialisation, Celsius, testant en même temps si la famille souhaite avoir leur propre animal de compagnie.

«Les enfants veulent avoir un chien de puis longtemps. Line (sa conjointe) a dit; si on a un chien, on le fait pour une bonne cause. C’est là que Mira est entrée en ligne de compte», souligne Pierre-André Couture. La famille n’a pas mis longtemps à réaliser qu’avoir un chien était fait pour eux. Rendre service à Mira était une bonne façon pour eux d’éviter des regrets en adoptant leur propre chien tout de suite.

Par ailleurs, il était facile pour eux de donner la première formation au chien qui ne peut rester plus de quatre heures seul. «Nos bureaux sont à la maison, le chien est rarement seul, sinon jamais», souligne M. Couture. Autrement, la famille apporte le toutou partout, à la banque, à l’épicerie, au restaurant et à la patinoire. «Où l’on va, le chien suit», précise Lyne Fontaine, conjointe de M. Couture.

Le premier test en restaurant s’est fait chez McDonald. «Ça s’est bien passé. Il est indiqué sur la porte que les chiens-guides sont acceptés».

Une séparation inévitable


La famille Couture-Fontaine n’est pas sans savoir qu’il devront dire au revoir à la petite bête toute noire. «Quand on s’embarque dans le projet, on le sait que l’on se séparer et on sait que l’on va avoir de la peine, mais on sait aussi qu’il va avoir une autre vie», souligne Mme Fontaine. «C’est un baume», ajoute M. Couture. La famille est déjà préparée à vivre une séparation difficile. Toutefois, même si la famille d’accueil souhaite que le chien soit au service d’une personne qui en besoin, il reste un pourcentage de risque que le chien soit rejeté. Si Celsius ne convient pas, la famille prévoit déjà le reprendre, «c’est le plan B», assure M. Couture.

La famille de Saint-Nicolas encourage fortement l’accueil d’un chiot en socialisation. «C’est une belle expérience et il faut le faire pour la bonne cause», assure Mme Fontaine, ajoutant que Mira est d’un grand aide tout le long de l’accueil du chien.