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Lewiiis - Amis

Lewiiis

Et on r'commence !

L'ordinaire

| Posted by Hicegosum
| 17:00, jeudi 7 février 2008 | Posté dans Tonton Nestor | 2 comments | Lien Permanent

"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

On s’est fait l’adja pour la ligne de feu avec 24 heures d'arrêt pour se lézarder. Le buffet n'est pas épatant, on becte le même singe depuis des lustres, mais on a une chouette piaule... Un péquin met à la disposition de nouzigues sa gornifle pleine de foin : on y pionce à rendre jalmince une marmotte.

La popote est installée dans une petite baraque mise à mal par une grosse marmite boche. V’là le fourbi : une vieille lourde démolie sert de tabloche avec ses bancs de fortune. La gaîté du boulal remplace le confort le plus élémentaire.

Notre cuistot est un type épatant, il sait tout faire et surtout la cuistance, toujours à se fendre la pipe. En ligne, il montera une cuisine avec rien, d'ailleurs ses mérites sont appréciés : il deviendra cuistot du franc-foignard et les os sont maousses costauds.

Aujourd'hui c'est à notre tour de monter en ligne ; voici le départ, voiturettes de pièces et de munitions chargées et les poilus équipés à la trimballe : couverture roulée dans la toile de guitoune et le mousqueton en sautoir, les cartouchières bien remplies pour l'usage externe, le bidon de pinard aussi... pour l'usage interne!

Comme le mitrailleur ne porte pas de barda... mon maître met tout ce dont il aura besoin en tranchée dans ses musettes. J’ai sur l’endosse un sac plein de vivres. Faut tenir, pas vrai ! Et nous v’là parti pour une dizaine de bornes sous la pluie, ça me pèse... On passe les 2 dernieres à traîner tout ça en culbutant dans les trous de marmites, à plat ventre dans la boue : j’ai le poil tout plein de berdouille.

Enfin on attrape l'entrée du boyau F.3 qui conduit à notre abri. Le F.3 est plein d'eau. Défense de s'asseoir, comme dirait l’autre! Les copeaux que l'on relève nous donnent les consignes, tout est prêt, la sulfateuse pointée sur son point de repère, un tireur et un chargeur prennent la garde pour deux plombes et nous allons dans un autre trou pour y dormir comme un sabot.

Voici le crépu et l'homme de jus se pointe avec sa peau de mouton et son inséparable museau de cochon dans une boîte en fer : les corvées de jus et de soupe partent de loin et le friscot ce matin rousse fort. Vu comme il est attifé mon maître l'a surnommé « Le Planteur » et les Esquimaux ne sont pas fagotés d'une façon plus bidonnante. Sa tête emmaillotée dans le passe-montagne est couverte du casque; le nez et les pommettes sont en feu ; une bonne bouffarde braquée dans sa mâchoire lui réchauffe le museau.

Jamais personne ne grogne pour les corvées de jus, mais pour le pinard, c'est bien mieux encore : tout le monde est volontaire. Il en part bien quelques quarts à gauche en route dans le gosier du poilu qui débitera ses fagots comme quoi il a dévissé dans les boyaux.

Et puis c’est la relève! Il n'en faut pas plus pour que tout le monde mette le nez dehors. Ça va être une semaine sans que les marmites vous obligent à vous terrer fissa au fond d'un trou ou qu’un avion boche passe et qu'on doive se hâter de se planquer pour éviter les pastilles que cet oiseau pourrait nous lâcher. Cette fois on a eu de la veine, ça se passe pas toujours sans casse : des marmites sifflent et éclatent autour de vous mais ça ne vaut pas l'orchestre à Bobino.

 



Au delà du raël [épisode 1]

| Posted by Hicegosum
| 16:00, lundi 4 février 2008 | Posté dans Quartier libre | 2 comments | Lien Permanent

"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

On jointe pas tous les quatres matins un pti gris (voir le post du 23 janvier), tudieu! Je ne pouvais pas ne pas vous la servir ma rencontre avec ce marsupial : elle y va de son voyage... C'est Au der des der, une chouette baraque à gnôle de par chez moi qu'on avait rencard : un bistrot bien typico où la gobette est bonne et la douloureuse peu amère, bref un lieu bien allumé pour se détendre les arpions avant de s'accrocher les esgourdes dans une salade à grimper au mur car le gus ne parle pas bezef.
Comme j'ai pu le mirer moi-même, il n'est pas comme vous et surtout comme mézigue qui suis un clebs : il dit être un reptilien, une sorte de serpiche très ancien. Une antiquaillerie qui remonte à plusieurs patates d'années au moins... et voilà qu'il me balance à moi le cador des cadors, comme quoi sa race est mentionnée dans la "Bible chrétienne" (sic) et que moult d'anciens le kiffaient comme un dab', style les Egyptiens et les Incas : qu'en fait c'est nous (enfin c'est vous, mais c'est plus commode de dire nouzigue) les extraterrestres, qu'on était à la base que des visiteurs de passage et que notre évolution s'est faite à toute pompe (en l'espace de 2 à 3 millions d'années) et qu'une évolution à la papa est un processus beaucoup plus lambinard. L'homme a été fait artificiellement, par génie génétique par des extraterrestres et que donc : c'est sa planète et non la vôtre - elle n'a jamais été la vôtre. Nib', circulez!
Quant à son blaze alors là c'est le pompom...cela donne quelque chose comme "Ssshiaasshakha-sskkhhhshhh", avec une très forte prononciation des "sh" et "k" mais monsieur apprécierait qu'on ne le pipeaute point car mal prononcé ça l'assaisonne le rampant.

En fait son blaze d'artiste : c'est Luis.



26 décembre 14

| Posted by Hicegosum
| 15:00, lundi 28 janvier 2008 | Posté dans Tonton Nestor | 2 comments | Lien Permanent

"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

je vous ai laissé en bobine, la semaine dernière, sur les bonnes bobèches teutones de la tranchaille d'en face. Ce n'était que l'allumage cette affaire-là : goutez-moi donc que cette ballade...
Hier soir, invité à une boustifaille par des sous-off d'écrevisses de rempart, Tonton Nestor a fait bombance et poussé la beuglante autour d'une longue tabloche dressée dans une chambre de chauffe, genre souricière aux alentoire de 7 à 8 mètres de long sur 2 de large, creusée dans la glaise et blindée d'énormes madriers, de portes, de volets, de fagots, de frétille et de terre, bref... de tout le fourbis qu'on peut ratisser dans le coin.
A minuit, presque simultanément, comme raccord sur l'heure, une pièce de notre batterie et une pièce saxonne ont tiré douze coups : "joyeux noël" pour les uns, "fröhliche Weihnachten" pour les autres. Du coup,  un quinqua, engagé pour la durée de la boucherie et qui avait un peu trop chargé la brouette, est allé planter un immense flottant tricolore dans les tortillants allemands. Il n'a pas essuyé un seul coup de mauser, les Boches faisant, paraît-il, une ripaille d'enfer, ils ne se bilottaient pas de nouzigue. Un juteux de première et un patrouilleur craneux sont même allés planter près du flottant un sapin avec des roses en papelard. Comme ça baignait pas mal, quelques traîne-la-guêtre ont brandi un torchon blanc et les Boches itou. Comme les tranchailles sont à une portée de chique, une discutaille s'est établi et il a été biché que de chaque côté quelques bonhommes sortiraient pour bavasser à l'aise.
Les Boches sont décanillés les premiers et les bougres se sont serré la pince en trocant du chocolat contre des cibiches. Et nouzigue, pire que des bignolles, on les mataient papoter le bout gras : comme tout ce petit monde tenait à fêter la Noël bien tranquiloss, d'un commun accord on a fait la trêve des confiseurs à grands coups de grève des bastos.
Au cas où, si sur l'ordre des gros-turbans ou par suite d'une relève, l'un des deux camps devait rompre la trêve, un coup devrait être tiré en l'air. Mais le pacte a tenu la route et ce matin les bôches nous ont apporté deux boutanches de Champagne pas dégueusses du tout : comme les teutons tiennent le village, nous autres on s'est dit que le notaire et le toubib du coin devaient avoir des cavouzes bien amorcées...On se demande bien (aussi) pourquoi on continue à se foutre sur la tronche...



The toilette zone

| Posted by Hicegosum
| 15:00, mercredi 23 janvier 2008 | Posté dans Quartier libre | 1 comments | Lien Permanent

"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

Il m’est arrivé un truc tout chelou :  j’ai vu des p'ti-gris et c'étaient pas des escargals !
C'était une nuit sans luisarde, une nuit de janvier où seuls les zombiches et les supporters de foot osent braver le verglas et le frichlu, le vrai, le mastoc, celui qui rousse à rétrécir les organes. Moi, je pistais une fumante depuis quelques jours, cette odeur m'intriguait : elle avait un fumet que je ne connaissais pas.
Alors quand je pu mettre une tronche sur le lapin (une drôle de gueule avec des yeux noirs en biais et gras comme un balai), je me suis mis bessif à le pister : il trainait sa viande à petits pas satisfaits le coco, l'endosse voutée d'un boulendos, la bigle en ovale et la boîte à dominos bancroche par un rictus.
Moi, les soufflants et le palpitant au ralenti, je le filochais de loin.
C'est alors que le premier contact eut lieu : une 504 grise avec des galeries, tous phares éteints qui vint ralentir à sa hauteur avec, à l'intérieur, quatre aztèques du même topo, la gueule en coin de rue à t'en foutre la peau de poulet; et lorsque la calèche passa sous le halo d'un mouchard à bec (de gaz), je ne pus m'empêcher de renarder... Ils avaient le même regard torve et sombre à faire peur aux hiboux, la même casquette en peau de fesse en t'en foutre les copeaux.
Il y eut un barouf de ferraille et dans un bouillon aveuglant de monoxyde de carbone, ils s'étaient fait natchave.
J'ai tout vu et je peux témoigner, je ne suis pas du genre à me faire croquer la galette : ils existent et pas plus tard qu'hier, je les ai jointés...

Mais c'est une autre paire de bobines. Je vous raconterai.



Les yeux dans les Chleuhs

| Posted by Hicegosum
| 15:00, lundi 14 janvier 2008 | Posté dans Tonton Nestor | 0 comments | Lien Permanent

"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

Il y a quelque part devant nous des tranchouilles teutones à quinze ou vingt mètres et le crabe-chef méque que nous allions mon maître et moi les voir pour en rapporter des crobars ou même des photos. Un vrai casse-pipe que ce bouibouis-là : y a pas trois jours, un de nos turbans qui chouffais par un créneau s'est mangé une bonne bastos en pleine poire mais bon... nous voilà en route, un kodak, un carnet et les deux fouilles dans les poches pour lui. Sur la route, rien que le bahut accoutumé du grand baroud.
Notre grimpette s'arrête à l'entrée d'un couloir étroit qui s'enfonce dans le sol : c'est la sape par où on file en douce à notre tranchée de première ligne, à la limite du no man's land, l'abattoir où il ne faut pas bon croupir. Au dernier boyau deux turbans, un lieutenant à barbe noire et un sous-lieutenant aux bacchantes en guidon de vélo, prévenus par téléphone, nous attendent.
- Chut ! jactez bas qu'ils nous disent avant que j'ai pu articuler des babouines. Ils sont là, tout près, à quinze mètres, et ils zieutent si l'un de nous remue le derrière... Bridez votre clebs, tudieu!
Ces palabres me laissent froid alors je m'amène en loucedé au créneau pour mater ce que, de notre crèche, on peut voir : je n'aperçois devant mézigue qu'un fouillis dehouf de branches canées touillées avec des tortillards barbelés et un peu au delà de cette berdouille, un léger soulèvement de terre baldinguée, c'est la tranchée chleuh et je me demande si un Kamarade canin s'y dissimule (mon tarin m'indique que chique !).
- Ne regarde pas trop Nestor, me glisse à l'esgourde mon maître, ils pourraient bien t'assaisonner ces ostrogoths. Evitons, autant que possible, d'attirer leur attention. Je me demande bien comment je vais m'y prendre, ajoute-t-il en fermant ses oeillets.
C'est à ce moment que le sous-turban intervient :
- Avez-vous remarqué, mon lieutenant, que, durant toute cette matinée, les Boches ne nous ont pas tiré un seul coup de fusil ? Nous avons peut-être devant nous les « bons garçons ».
Devant notre babatement, ils nous dévide qu'il existe, derrière la barricade d'en face, deux espèces de teutons : tantôt, ce sont des Prussiens type "barre de fer" au mauvais caractère avec grenades, fusées, marmites et rien que des embrouilles. Tantôt ce sont des Saxons qui, à la différence des autres, sont plutôt "au bain-marie", qui chauffent doucement en laissant bien poser la chique...mais y a moyen de se rancarder...
V'là qu'il commence à pousser la goualante en germain comme en beuglent les pipos pendant les bamboches de juillet : "Drunten im Vaterland. Ei da ist's so wunderschoen... (En bas, dans la plaine, Que la vie est donc belle...). Puis, il se met en veilleuse, la cliquette aux aguets. Une autre beuglante s'élève alors qui reprend les dernières notes :
"Ei da ist's so wunderschoen. Da moecht' ich Jaeger sein..." (... Que la vie est donc belle, C'est là que je voudrais chasser...). Et ça monte de la position allemande.
Je n'en puis croire mes cornets et encore moins mon tarin. Cependant, à côté de moi, un poilu s'exclame :
- J'en vois deuss, mon lieutenant et même que çui-là porte un calot vert, avec quéqu' chose qui brille. O qu'il est rigolo!
Nous arquons tous nos billes vers l'ennemi et je distingue très bien deux trognes d'Allemands dépassant du parapet. L'une est coiffée du béret gris liséré de rouge des cavaleurs, et l'autre du calot gris vert des sections de sulfateuses.
Ils ont déniché le képi bleu de notre bavard et aimables, lui gueulent : « 'ten Morgen, Kamarade! »
Le moment paraît favorable à mon maître pour cueillir un fafiot à la fois utile et curieux : il fait donc pêter son tire-poire au-dessus du parapet pour le montrer et beugle comme un taureau :
- Photographiren?
- Ja! Ja! bavachent-ils, fériots comme des gaspards et les têtes joufflues avé la banane.
Clic clac Kodac ! c'est fini. Un salut pour ces messieurs et il saute dans son trou.
Ils sont aux anges les teutons et même l'un d'eux nous lance un balluche de cibiches qui va frapper les tortilllants et rebondit au milieu d'eux et le voilà maintenant qui déserte son abri pour nous le donner à la pogne...
Les chevilles de ce genre sont pas légions, on nous défend de faire copain-copain car les hauts-turbans flippent que les troupiers, qu'ont pas inventé l'eau tiède, ne tuyautent que trop les bôches.
Et pis ! quand l'ordre du braquage viendrait à claironner, qui sait s'ils s'élanceraient peut-être avec moins bon cœur pour les embrocher ?
C'est quand même un raisonnement de taré, la guerre ça fout bien la gueule à l'envers...



Une boutanche à l'amer

| Posted by Hicegosum
| 09:00, vendredi 11 janvier 2008 | Posté dans Quartier libre | 1 comments | Lien Permanent

"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

Maître corbac,
Je suis super jouasse que tu m'envoies un chiffon pour me dire (je cite) :"[...] Ici on n'est pas dans les blog de chasses! Mais canin! Si tu veux faire autres choses que les chiens, va sur skyblog ! [...]"
C'est vraiment sympa et je te tire un coup de chapeau bien bas : j'aime bien quand tu coasses.
Même si ta beuglante m'a mis la taupe au guichet , elle m' a tout de même  permis de reprendre la batteuse pour te gribouiller une bonne tortillante. Je ne vais pas m'en gourgousser, c'est plutôt bonne franquette qu'une personne qui a les abeilles dans le citron vienne se détriver à ma lourde pour me bonnimenter à grands coups de rangers sur Tonton Nestor.  Mais il fallait mettre les patins avant d'entrer, Toto (tu vois, je t'aime bien, t'as même un surblaze).
Loin de vouloir te passer la brosse à reluire, il s'agit avant tout de t'affranchir de la manière dont il faut respecter la mémoire du clébard susnommé, c'est pas plus difficile que d'apprendre à nager aux poissons, tu devrais pouvoir donner dans le blanc si tu t'en tiens à cet adage : il vaut mieux mettre son nez dans un verre de beaujolais que dans les affaires des autres.
Maintenant que je t'ai mis au jus, laisse-moi, mon cher oiseau, te donner mon sentiment profond : soit on se tapisse et je trouve d'une impolitesse rare de ne pas te détroncher pour se bidonner ensemble, soit on ne se connaît ni des lèvres ni des dents et de bêcher de telles paroles, c'est dangereux pour ta santé, tu vas te faire un ulcère, Toto.


Tu permets que je te blaze Toto, Toto ?



De Cabot ratatouille à Maître corbac

| Posted by Hicegosum
| 16:00, mercredi 9 janvier 2008 | Posté dans Quartier libre | 2 comments | Lien Permanent

"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

Bonjour...
Bon, on recommence.
Bonjour, oui, c'est pas mieux...
Oui, je sais ce que vous allez dire...  Moi, je suis là...  Eux, ils sont là...  Et puis...  Hein !...  Non mais c'est vrai quoi...  On croit que c'est facile et puis...  Voilà...  Parce que je voulais vous dire, moi... Vous êtes là, tranquilles, bien installés, et vous vous attendez à ce que je... Hein  !... Allez, dites pas le contraire, je vous connais...  Moi aussi à une époque... C'est facile... Non mais c'est vrai quoi...  Une nouvelle année, on se dit y'a qu'à faire, se mettre là et faire le truc le mercredi 9 janvier à 16h00 par exemple... C'est tout.
Non mais c'est vrai quoi...  Pour vous c'est facile, mais pour moi...  On croit qu'il suffit de...  Hein...  Mais en réalité il faut aussi...  Hein...  Et encore, vous savez pas tout...  Y'en a des fois qui disent que la nouvelle année...  Et puis, les vœux...  Enfin bref, vous voyez ce que je veux dire...  Gribouille aussi c'est ce qu'il pensait...  Mais une fois ici, on se rend compte que les vœux...  Eh bien...  Les vœux, quoi !
Eh oui, c'est comme ça. Parce qu'il ne faut pas oublier non plus que...  Hein...  Eh oui ! Eh oui ! Sans compter tout ce que vous ne voyez pas...  Ah ah, vous n'y pensiez pas à ça...  Pas vrai ? Parce que moi, je suis là...  Mais derrière ? Et sur les côtés ? Et là bas au fond ? Hein...  L'anonyme du 4 janvier 2008 à 17:52... Faudrait voir à descendre de ton feuillu... Ta jactance fouette le calendos... Eh oui, il faut y penser à tout ça...  Si je vous disais tout...  On vous dit pas...  Non mais c'est vrai quoi...  Les vœux...  D'accord ...  Mais ...  Enfin, vous voyez ce qu'on veut dire...  Bon, d'accord, on pourrait vous dire aussi que...  Hein...  Mais bon, il vaut mieux pas...  D'autant que...
Enfin, on préfère se taire...

D'ailleurs on vous en a déjà trop dit...

On risquerait des commentaires désobligeants...

[Edit_16h30] < Sacrebleu, c'est déjà fait : Maître corbac m'a gratifié d'un 50e commentaire, merci à lui et rendons grâce à ses conseils avisés...



Cabot ratatouille

| Posted by Hicegosum
| 14:00, mercredi 12 décembre 2007 | Posté dans Tonton Nestor | 4 comments | Lien Permanent

"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

Nos braves dans les boyaux n'ont pas seulement à redouter les bastos teutones et les gros-noirs, ni le temps de chien, ni le friscot les arpions plantés dans la berdouille, un autre ennemi les y assaille, méchant comme une teigne et lasdegue comme il se doit. L'invasion est chocnosof puisqu'elle cueuille aussi les tranchées fridolines. N'a-t-on pas vu, en certains endroits du front la pullulation devenir telle que la castagne s'interrompait littéralement pour s'en débarrasser d'abord ?
Dans les tranchailles, dans les canfouines, les poilus poursuivent, sans relâche, la chasse à sa majesté Gaspard. Ils l'estourbent à coup de bâton, le filent à la baille, l'enfument quand c'est possible... De véritables « battues » s'organisent et près de Roye, une compagnie d'infanterie s'étant ainsi mise à la besogne, détruisit dans sa journée 470 de ces rongeurs.
Aussi les poilus les plus dégourdis ont créé, sur le front même, une bonne juteuse : car après les avoir saigné soigneusement, ils en étalent les peaux afin de les faire sécher pour les refourguer comme un bon vieux trolleur et la Mode, étonnante et capricieuse, va chercher ces peaux pour en faire des glovèces, des fourrures, des porte-mornifles, des reliures de bouquin, etc.
Seulement, de la tranchée au bouclard, la peau de rat change de nom...
Mais ce fléau demande des mesures maousses car contre une espèce qui se multiplie si rapidement et dans des proportions si formidables, il est nécessaire d'avoir autre chose que le bâton ou la rosalie, et le plus efficace c'est encore le clébard.
Et à ce jeu là, Tonton Nestor n'était point un de ces grands molosses dont la dégaine file les grelots. C'était un petit, un homelette russel, blanc avec des taches noires : sa couleur trop rococo aussi bien que sa taille au garot excluaient toute idée d'en faire un chien bleu-horizon. Mais Tonton Nestor ne l'entendait pas de cette oreille, il renaclait à cette idée et chaque jour, à travers la barrière qui le séparait de la zone de dressage, il se gargarisait la rétine à mater ses camarades plus favorisés avoir les fumerons comme des clafoutis de cerise à force de faire tutupanpan.
Un jour, n'y tenant plus de faire le chien couchant,  il bondit, piqua la cavale et sauta sur la gandoura d'un mecton qui figurait un soldat blessé, lui bahuta son képi et vint tout enflé l'abouler à son daron.
On ne pouvait savater de si belles dispositions, ce cabot avait la bosse. L'éducation de Nestor fut complétée et, quinze jours après, il montait à la rifflette. Nestor assista alors à plusieurs dérouilles et y défendit sa queue à merveille. Car signaler et/ou donner un coup de pogne aux amochés ne sont pas les seules besognes dont se décarre Tonton Nestor :  dans les tranchecailles à la Villa des marmites,  où les gaspards sont comme des coqs en pâte, on sait quels services il peut rendre : la preuve...



Le royaume des taupes

| Posted by Hicegosum
| 16:00, vendredi 7 décembre 2007 | Posté dans Quartier libre | 3 comments | Lien Permanent

"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

Chuis pas Tonton Nestor moi... Des allongés j'en ai jamais vu.
Il y a une chiée de trucs qui me sont comme charabia pire qu'une bouteille à l'encre : j'ai vaguement pigé que calancher c'était ne plus être vivant, mais là encore comment  détroncher ceusses qui étaient raides de ceusses qui se morfillaient le dardant à se faire tartir ?
Tous les jours, j'en croise de la moutonnaille à deux pattes et comme je niche proche Paname et il y en a une nichée : des asperges, des bas du pot, des bas de plafond, des marmots, des vioques, des côtelettes, des qui ne se sont pas engraissé à lécher les murs, de tout quoi ! et si je pouvais jacter,  jaimerais  bien leur tirer les vers du nez pour m'éclairer : grosso merdo savoir s'ils sont  vivants ou  morts pour que je sache à quoi ça ressemble cette affaire et pouvoir me les éviter, je ne veux pas avoir à me morfiller le dardant pour nib'.
Car ça m'a tout l'air d'être une maladie honteuse ce truc là et le peu que j'en sais c'est la manière dont on puni le moribond, foutu au clou comme un tambour...
On enferme d'abord l'artiste dans une boîte à violon bien ajustée et quand je dis bien ajustée, c'est sans un trou... Puis on fourgue le tout dans une caisse noire qui m'a tout l'air du dernier autobus car tout le populo qu'est chiné suit derriere. Ils en font une drôle de cafetière  fringués de telle sorte que l'on sache qu'ils sont pas joisses, mais alors pas joisse du tout.
Je n'ose pas trop travailler du chapeau à me demander ce qu'ils peuvent faire pendant près d'une plombe dans la priante. Ca me fout les jetons ces trucs-là...
Après ça, la caravane part chez la Veuve Pinaud, boulevard des allongés. Il y a de grands murs avec une grande grille, mais j'ai le nez fin, m'est avis que c'est excessif vu que le gars est déjà dans sa robe de chambre en pin au fond d'un bigard qu'on recouvre de terre et que l'on pose en plus un paveton comac.
Le plus chelou en fait, c'est qu'on marque le carreau d'une croix comme pour revenir...
Après quoi, tout le monde va s'en foutre plein le burlingue jusqu'à plus soif : une bonne chose de faite.



La campagne de Tonton [2]

| Posted by Hicegosum
| 15:00, mardi 4 décembre 2007 | Posté dans Tonton Nestor | 0 comments | Lien Permanent

"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

Dans les Vosges, le service des patrouillards a toujours été michkine, 'cause des réseaux de tortillards barbelés, plus nombreux là-bas car les coquards de la forêt prêtaient des appuis naturels. La planquouse pour y chouffe y était un vrai travail de romain tant il y avait de gobe-mouches et de fleure-fesses qui zieutaient et bavaient aux Choucroutemann.
Il a donc été enveloppé d'engager Tonton Nestor dans un service de chiens-chandelles et la maison de guet fut aménagé dans une vieille baraque abandonnée.  Au borgnon, Tonton Nestor et sa clique étaient conduits en brousse et une équipe composée de quelques canardeurs (qui faisaient les habitants de la Bochonnie) arrivait en rampant... et les chiens devaient faire le proute, à cinquante, cent, même deux cents mètres avec moults groumes et force grubles mais sans aboyer.
Les résultats obtenus étaient de première bourre et le chenil commençait à rendre aidance quand un pathos vint y foutre un ver dans le coeur et prouver, en même temps, combien étaient nécessaires les chiens-chandelles : l'un des dresseurs, un ingénieur, fervent du clebs et rempilé, avait pris un louffiat, qui, ayant suivi des cirques forains, connaissait bien le pansage des bestioles. Le gars faisait l'emballement cependant ses allures semblaient parfois zarbies et d'étranges coïncidences frappèrent bientôt ses dabs. Certaines nuits, il se déguisait en courant d'air sans que l'on pût savoir où il allait et, plusieurs fois, on l'avait gaffer en train d'étaler un lardingue dans une clairière, tantôt à droite, tantôt à gauche de la niche de Tonton Nestor et toute sa clique. Or les crapouillotteurs d'en face semblaient se régler sur ces indications!
Le zigue fut mis sous mireuse et des cognes déguisés en soldats le cravatèrent avant de le mettre sous scellé. Pendant plusieurs jours, il nia... malgré les rousses qui le pressaient de questions et surtout de coups. C'est ici que la bamboula commence puisque les clébards militaires qui se trouvaient là prirent les crosses et rompirent leurs chaînes, lui sautèrent à la gueule et lui déglinguèrent le buffet... la flicaille en a bavé pour l'arracher de ces crocs vengeurs. L'ex louffiat
 fut gerbé à la passe du baisé de la veuve et le lendemain il se mit à table avec le prêtre qui l'assista : il s'était macaroné pour quelques louis. Il balança aussi que, dans le coin, des jaunes à la pige des casques à pointe avaient pour mission de faire la planque à l'anglaise.
Depuis cette époque, Tonton Nestor et tous les chiens-chandelles ont fait tâche d'huile  et voilà comment... Tonton Nestor, matricule 221, qui fut l'un des premiers chiens que l'on dut teindre à cause des taches trop voyantes de sa robe s'afficha d'une façon toute particulière au Bandkopf, en devançant les patrouilles et en se repliant vers elles, en rampant, dès que des ennemis étaient en vue. Non seulement il ne s'est pas contenté de sauver la mise de nos braves mais il nous a valu de rabioter sur les fridolins en en mettant un bon bouquet en villégiature à la Centrale !
Plusieurs milliers ont été sur le front et ont eu l'honneur d'être cités à l'ordre de leur régiment...
C'est ainsi que dans le communiqué officiel du 19 juillet 1916 (3 heures), on peut lire : «Nestor, série F 4, matricule 221, du chenil A, a empêché un coup de main que tentaient les Allemands contre notre tranchée de première ligne. Profitant d'une nuit noire, pendant laquelle le vent soufflait en tempête, l'ennemi avait réussi à s'approcher de nos réseaux de fils de fer, sans être vu, ni entendu par les guetteurs. Le chien Nestor, de la 19e compagnie du régiment d'infanterie, en sentinelle à l'extrémité de la tranchée, a alerté le poste à deux reprises et a permis de recevoir l'ennemi à coups de grenades. La surprise était manquée. Sans le chien, le poste était enlevé.»
A partir de là, si l'on se décolle un peu la pulpe du fond, on aura  facilement imprimé quel rôle nos bons poilus à quatre pattes ont été capables de jouer sur la ligne de feu.



Le don de m'astiquer

| Posted by Hicegosum
| 16:00, mercredi 28 novembre 2007 | Posté dans Quartier libre | 6 comments | Lien Permanent

"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

Dès le matois, quand mes vieux allument la sono, je n'entends que viaupes et  taillage de costard, le bureau des pleurs en somme. C'est ainsi que j'ai eu vent ce matin qu'on était marron de n'avoir pas ouvertement déclaré donner ses organes si, au petit bonheur, on venait à calancher. Pas assez "citoyen" selon la gisquette qui brayait dans le poste.
Moi je suis pour... je veux bien filer ma barbaque si elle peut faire l'affaire , ce ne sont pas les bloches qui diront le contraire... Heureusement, paraît-il, on aura le droit de nous la prendre même si l'envie ne nous demange pas plus que ça. Mais bon sang...Mettre l'ahchouma comme ça de bon matin, y'en a qui se gratte pas avec le dos de la cuillère (même en argent)...
Perso, je préfère bien plus écouter le boucan de la vraie vie, les bahuts du dehors. Avec eux au moins, on essaie  de tirer au clair keskissepasse... dans la boîte à bruits, les gens parlent tellement chelou que j'ai l'impression qu'ils veulent m'entruander en me faisant de l'épate avec un article assez pérave qu'ils montent en mayo. Ca casse les oeufs toute cette esbrouffe...
Mais je dis ça peut-être parce que je suis qu'un clebs et nonobstant cette beuglante, j'aime bien les os quand même...
A vot' bon coeur, messieurs'dames!



La campagne de tonton [1]

| Posted by Hicegosum
| 12:00, vendredi 23 novembre 2007 | Posté dans Tonton Nestor | 3 comments | Lien Permanent

"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

C'est en novembre 1915 que Tonton Nestor part faire son bidasse...
Mais attention tous les clébards ne sont pas enquillés... Il faut que l'arpète barbouze ait plus d'un an et moins de huit, il doit mesurer de 45 à 60 cm au garrot. On ne flogne pas l'aloyau des robes claires car il faut les teindre.
Une fois pêché, Tonton Nestor est piloté dans les chenils de l'arrière où on le met au pli fissa. Il y est assoupli en lui serinant à s'asseoir, à se bacher au commandement, à lanterner patiemment le dab' à Petaouch Nok... puis on l'abonne peu à peu aux détonations, à veiller au grain et à pister afin qu'il puisse renifler la bonne trace entre deux petits fanions distants parfois... de plusieurs bornes.
Au bout d'un mois, muni d'un petit bavard portant son numéro de tricule et indiquant ses aptitudes, Tonton Nestor part pour un des chenils de la zone des Grandes Muettes dans les Vosges, dans l'Oise ou sur l'Yser. Sa niche est démontable pour qu'il soit toujours possible de le bazarder sur un autre spot du front.
Là, des dresseurs mobilisés continuent à l'entraîner comme griffeton de gaffe, estafette ou clébard de trait. Pour info, les « sanitaires » employés à la tournaille des blessés constituent une classe indépendante au service des ambulances. Quant à l'ordinaire, il touche chaque jour, 650 grammes de bidoche, 350 grammes de lartille, 100 grammes de féculent, 300 grammes de verdouze et... 15 grammes de sel !?
C'est alors que le crabe-chef le demandera s'il le juge à propos, car la secte des gros turbans n'impose pas l'emploi des cabots clairons mais le nombre des poseurs de chique devient de jour en jour plus restreint car le poilu encaisse bien le clébard dans sa vie de marmelade au front...



La minute accessoire de monsieur cynopède

| Posted by Hicegosum
| 14:00, mercredi 21 novembre 2007 | Posté dans Quartier libre | 2 comments | Lien Permanent

"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

A l'heure où on se lave les yeux, quand l'air est au poil, le friot sec me procure de très agréables jongleries quand je traîne mes lattes au parc.
J'y croise la jeunesse qui se tient par le râble et roule des épaules. On les détronche plus facilement les jeunots car en général, ils ne sont pas ficelés comme les autres. Ils se serrent bien fort, en allongeant les cannes à l'allure d'un escargue et en se roucoulant très près du beignet.
Un peu plus loin, deux autres plus âgés se baguenaudent , accompagnés d'un poto blanc qui vient me toucher la cuillère de manière croquignolette. Ses dabs, eux affutent d'un pas tranquille en se tenant par la pogne, zieutent devant et se jactent le bout de gras de temps en temps.
Avec force maraude, je croise encore (ça fourmille sec ici) deux cavaleurs habillés kif-kif en survêt. Ce ménage aux douilles savonnés soufflent très fort à chaque enjambée en dégageant un nuage de vapeur comme une loco. En passant près de mézigue, la gironde souffle à son homme : " attends moi Maurice"... mais à vu de truffe, elle peut toujours courir la donzelle : le Maurice il arque sévère ce matin.
Et voilà, j'ai encore pigé un truc : plus y sont vioques les gens, plus ils mettent la sauce, moins ils se causent et moins ils se touchent. Y a sûrement une anguille sous la botte de foin, va chercher...
En attendant, la cive mouillée par la rosée me fait du bien aux coussinets.



Rouler sa bosse

| Posted by Hicegosum
| 14:00, vendredi 16 novembre 2007 | Posté dans Quartier libre | 1 comments | Lien Permanent

"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

Vous savez faire du byclo ?
Mouais...Sauf que moi, là, je cause de la vraie vadrouille, celle des jours de grève, la virée des engagés, des galériens de la danseuse. Je ne fais pas non plus le bla-bla du petit groupe des calotins de l'effort pour nib', ceusses qui grimpouzent sous la cagna le Mont Machin avec leur tire-poire, et se mettent du côté du manche sur la photo. Non, je veux parler de la retape à vélo, la fortiche, celle qui se prépare à chaque rentrée quand le torchon brûle au pays du taf.
Alors quand on y va de son voyage à l'heure de l'apéro et que l'histoire a de la barbe, et bien... on a droit au hochement de grelôt et on esgourde des approbations à s'en faire gonfler la cafetière : même les brutes qui se tapent 100 bornes les doigts dans le blair, y n'osent plus se payer votre fiole.
Avec le train-train, on enroule sans plus y penser, on fait son beurre du paysage. On fait même ami-ami à grand coup de salamalec avec le dopé de la deux roues qui brule le pavé en sens inverse... Mais gaffe aux guibollards ! Très agressifs les guibollards, surtout ceux qui tracent au milieu du ruban. Sinon, blague dans le coin, ça tire sévère sur les jambonneaux mais au terminus on fait la roue : fiérot comme un poux.
Mais attention au retour, l'apéro avant de rentrer ajoute 5 kg à la pédale de droite et le quart de rouge du midi 5 kg à la pédale de gauche.
Allez donc bosser en byclo ! ça force le respect et ça ramone les éponges.



Le trou de la sécu

| Posted by Hicegosum
| 14:00, mercredi 14 novembre 2007 | Posté dans Quartier libre | 2 comments | Lien Permanent

"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

Les nécessités de l'hygiène et de l'astiquage imposent aux pachas des patelins de procéder, avec les moyens en zigues et en bataclan dont elles disposent - et grâce aux tunes de l'ensemble des contribuables - aux charges de nettoyage du quartier résultant de nombreux animaux domestiques, et en particulier de clébards.
D'autre part, les boîtes de protection animale se sont maintes fois renaudées contre le fait que la possession d'animaux domestiques n'impose aucune obligation particulière. C'est ainsi que beaucoup de clébards ne se font jamais taper aux faffes et que certains d'entre eux se font démolir l'anatomie. Il arrive même qu'ils soient purement et simplement laissé en bobine, ce qui contraint les grands condés à créer des mitards ou à filer de la caillasse à des assosses spécialisées chargées de recueillir les bestiaux, de leur trouver de nouveaux dabs ou de leur mettre l'âme au vent.
Il était autrefois autorisé à compenser par l'impôt les charges résultant de la présence des bestiaux et c'est ainsi qu'a longtemps existé une "taxe sur les clebs " que les problocs devaient acquitter en même temps que leurs impôts locaux. Cette pompe a été supprimée il y a une vingtaine d'années car elle faisait en effet l'objet de nombreuses maltouzes et elle coutait bonbon par rapport au jus qu'elle engraissait.
(...) Mais aujourd'hui il est quand même pondu :
1° D'engamer un contrôle des clebs par l'obligation de brodanche de la couenne ;
2° D'engamer une "taxe sur les chiens ".
Cette pompe serait facultative comme la "taxe d'enlèvement de Monsieur Poubelle" ou la "taxe de balayage". Afin de ne pas pénaliser les cannes-blanches, les invalos et les mal-peignés , il convient de ne pas les carotter. Les pros seront également exonérés.

Autant vous dire qu'on l'a échapé belle... on est verjot sur ce coup mais rien ne dit qu'ils ne vont pas remettre le couvert... les portefeuillistes de la rue de Bercy.

[lien pour les sceptiques]



Régime spécial

| Posted by Hicegosum
| 14:00, mardi 13 novembre 2007 | Posté dans Quartier libre | 1 comments | Lien Permanent

"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

Ha la grève !!
Sujet qui fleure bon la polémique et les quolibets… et pourtant n’est-il pas plaisant de se décrasser les pinceaux pour ne pas être charette ces jours-là et aller quand même se casser le baigneur en se tapant les noix devant sa babasse ?
Ne zieutez-vous pas d'un oeil turlupin ce bal des cols blancs ou bleus se causant, qui sur les quais de la Retap, qui sur  le pavé, copain comme cochon alors qu'ils ne se connaisssent ni des lèvres ni des dents ? Oui la grève sert à créer du lien social comme ils disent à la télébiglante… ha c’est mirobolant une ville musée paralysée avec ces belles pépées couvrant du kilomètre perchées sur un allonge-gambette et ces costards trois pieces en patinette… C'est à se gondoler comme des serpentins en goguette.
Mais la grève peut monter au caberlot et chatouiller les nerfs avec une rape de quelques damoiseaux rutilants et autres rombières qui viennent se faire étripailler devant mon regard canin à la station Miromesnil… dans le vieux et chic Paname des bourges.
Régime spéciale ou pas... moi je m'en carre... je vais encore me passer du bon temps à baguenauder devant le maboulisme crasse de l’esprit grégaire, je marche sur du velours.



Brève de zinc

| Posted by Hicegosum
| 14:00, lundi 12 novembre 2007 | Posté dans Quartier libre | 0 comments | Lien Permanent

"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

Même si je suis un clebs et ben j'aime le miseloque et les théâtreux. Hélas, je ne peux pas y aller puisqu'on me met sur l'embargo, pas de cabot pour allumer la boulevetade. Mais j'en connais un bout sur les planches car je me mélange de temps à autre avec des cachetonneurs qui acceptent de passer à la gobette avec mézigue.
Un jour que je décide de passer le museau (histoire de me débrider les étiquettes) dans un zinc de mon patelin, j'avise une faraude au milieu d'une clique qui déclarait avec fougue qu'elle avait "joué" Ophélie. Moi j'ai mes têtes, je suis plutôt appachonné par Hamlet, le coup où il tient un gros caberlot dans sa pogne et se la joue sorbonne avec sa colle à gogole, ça me chante aux oreilles : j'arque donc vers ce sympathique cravatte-club qui, autour d'un abreuvoir taillait la bavette.
- "et bien moi", se mit à brailler un des gaillards qui agaçait un polichinelle sur le zinc, "j'ai joué Odyssée de Bresse dans la troisième, mais elle n'est pas rentrée aux balances, la bousine! Y parait que le pré ne lui allait pas, tu parles d'un pari micheton..."
J'ai repris ma maraude, la truffe affutée à de nouvelles caravanes, le fouet dressé vers le tapis bleu, le callot de la bignolle et le palpitant léger à l'idée de partir en bosse comme un Grand Duc.
Y a pas à tortiller du cul, les rades c'est vraiment chouette!
La vie de chien est incomparable...



Mon tonton, ce héros

| Posted by Hicegosum
| 14:00, dimanche 11 novembre 2007 | Posté dans Tonton Nestor | 1 comments | Lien Permanent

"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

Le 11 novembre à 11 plombes du mat', la foigne était arrêtée sur tout le front des Grandes muettes. Un silence ronflant dégringolait après cinquante-trois semaines de casse-pipe. La maraille pouvait enfin voir abouler le rétablissement de la paix sur le pavé, on liquidait la der des ders.

"Je dois aussi te parler de Nestor qui fait ma joie. Si tu pouvais le voir ! Il faut que tu saches que ce sacré animal a fait ses classes brillamment. Sentinelle et patrouilleur, il l’est naturellement. Tu te souviens comme il entend et flaire tout ! Au premier commandement il cesse d’aboyer et se tient parfaitement silencieux au moindre bruit qu’il entend. Il a appris à reconnaître l’ennemi. Puis à geindre doucement quand il le sent proche. C’est extraordinaire comme tout cela s’est fait vite. On dirait que ce chien a compris l’esprit de la guerre. Voir sans être vu, tuer sans être tué, dit notre lieutenant (…) Notre Nestor sait cela.
Lorsque l’avancée est sans danger, il agite gaiement la queue et marche à côté des soldats qu’il accompagne. Ils peuvent alors êtres sûrs qu’ils ne sont pas observés et se sentent en paix. D’ailleurs ils l’adorent ! A leurs yeux Nestor est une sorte d’extralucide, un voyant, un être plein de savoirs mystérieux dont nul ne saurait déjouer les perceptions puisque ne lui échappent ni l’invisible, ni le faux silence. Vois-tu ma chérie, une sentinelle et un chien en valent deux. Un patrouilleur avec Nestor se sait en sécurité.
La confiance des hommes naît dans le silence du chien. Cette sérénité momentanée est précieuse : on ne peut pas toujours trembler pour sa vie. Il faut reposer sa peur. On ne gagne pas une guerre si on ne fait que la craindre."

[Dans la guerre]



Au vert mais bleu dans mes pensées

| Posted by Hicegosum
| 14:00, jeudi 8 novembre 2007 | Posté dans Quartier libre | 1 comments | Lien Permanent

"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

Je me suis donc mis sur pause quelques jours...
Question météo, le bouillon était à la chauffe, mais j'avais la vadrouille alors j'ai souvent traversé la longue qui monte vers les champs et j'allais me taper une bonne soupe à l'herbe. J'y retrouve plein de prises que j'aime bien. J'essaie de trouver des bestiaux et je fais très bien la différence entre un tocard et une vraie bête. C'est assez rondelet.  En général les garennes que je vois assis entre les arbres déquanillent dans tous les sens quand je ramène mon boule. Je gambade, traverse quelques champs où de grosses cornantes me chouffent passer, j'entends aussi quelques amunches pousser la gueulante (il faut dire que ceux là... y sont toujours au ramas : attachés au chapelet de Saint-François, ils bondissent comme des dingues, c'est impossible de faire son équerre tellement ils sont teignes).
Je croise beaucoup moins d'humains et ceux que je vois se ressemblent beaucoup. Ils battent moins vite le pavé et se tortillent plus que ceux de la ville qui ont tous un balai où je pense.  Après je rentre par le ruban, c'est plus confortable. J'aime alors trotter vite, l'épaule gauche en avant, la tête vers la droite. Je file le tarbuif au zef. Bien sûr parfois je pile net quand un fumet m'appelle, mais je ne traine pas la savatte parce que c'est l'heure où les darons sortent du paje. Je vais alors baver des clignots à la lourde :  on m'ouvre et m'essuie l'andosse. Et puis je tourne autour de la tabloche pour becqueter un petit chosekek.
Il me manque quand même : c'est le daron de ma daronne. C'était une vieille branche qui portait bien la toilette. Il crapahutait très lentement, mais jaspinait la bigorne comme mézigue. Je le vois encore boucher le cul de sa chaise avec précaution, en appuyant ses pognes sur la table et  ma daronne qui lui lèche le museau en lui demandant  si il a bien pioncé et tout. J'aurais encore voulu le voir et lui tendre ma truffe, il m'aurait alors flatté le dessus de la bobine en m'asticotant gentiment car je ne peux pas saisir la balle au bond :
- "Alors Gribouille, comment  ça va-t-il bien ce matin ?"



Petite reine sur un clou

| Posted by Hicegosum
| 14:00, mercredi 31 octobre 2007 | Posté dans Quartier libre | 1 comments | Lien Permanent

"Ad sinistram enim intrantibus non longe ab ostiarii cella canis ingens, catena vinctus, in pariete erat pictus superque quadrata littera scriptum CAVE CANEM. Et collegae quidem mei riserunt."

Durant ma baguenaude dans le matineux,  je suis allé lacher la bonde sur un grand carreau où les clous étaient bordés par des panneaux pour éviter au populo de trabouler ailleurs. A l'heure d'aller taffer, les gensses ont la trotinette bien pendue, ça file sec sur la trolle.
Arrive  aussi (un peu moins dare dare) un quinze-vingt avec sa bougie qui, bien sûr, vient s'empaler sur les barrières. A sa gauche et à quelques ancrées, l'écoulement des trimards qui gambadent. Je vois bien que ça lui coupe la musette à la donzelle : sa bougie indique qu'elle est bien au bord du bitume mais elle patine et galère deux bonnes broquilles jusqu'à ce qu'un aileron vienne l'agrafer et la charge dans le flot du guet.
Cette giberne une fois contée paraît tartignolle mais elle m'inspire une gamberge :  sans doute aucun quidam n'aura rembroqué la façon elle était habillée la bichette... elle avait de l'allure et c'était pas au petit bonheur.
Comme ça doit être polop de se niper seule ainsi... au lieu d'un futal, d'un pull et d'une paire de croquenot simples à enfiler... quel bougre peut bien bacher cette reine pour son seul plaisir de la voir ainsi dorée sur les coutures, de la boire des prunelles ?
Quel coup de flambe au coeur peut-elle avoir cette pépée,  se sachant désirable, mais sans en avoir les antennes ?
Ca doit être planant, non... cette vie à la douce ?
Je l'ai à la chouette ma vie de clébard, c'est vraiment bath aux pommes! Du coup, j'mets les bouts à la camplouse, histoire de me mettre au vert...



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