POEMES D'OCTOBRE ................

J'suis en retard .....................
alors j'ai sélectionné ces petits textes....
Je vous aime les copains.............

RAYONS D'OCTOBRE

Octobre glorieux sourit à la nature.
On dirait que l'été ranime les buissons.
Un vent frais, que l'odeur des bois fanés sature,
Sur l'herbe et sur les eaux fait courir ses frissons.

Le nuage a semé les horizons moroses,
De ses flocons d'argent. Sur la marge des prés,
Les derniers fruits d'automne, aux reflets verts et roses,
Reluisent à travers les rameaux diaprés.

Forêt verte qui passe aux tons chauds de l'orange ;
Ruisseaux où tremble un ciel pareil au ciel vernal ;
Monts aux gradins baignés d'une lumière étrange.
Quel tableau ! quel brillant paysage automnal !

À mi-côte, là-bas, la ferme ensoleillée,
Avec son toit pointu festonné de houblons,
Paraît toute rieuse et comme émerveillée
De ses éteules roux et de ses chaumes blonds.

Aux rayons dont sa vue oblique est éblouie,
L'aïeul sur le perron familier vient s'asseoir :
D'un regain de chaleur sa chair est réjouie,
Dans l'hiver du vieillard, il fait moins froid, moins noir.

Calme et doux, soupirant vers un lointain automne,
Il boit la vie avec l'air des champs et des bois,
Et cet étincelant renouveau qui l'étonne
Lui souffle au coeur l'amour des tendres autrefois.

De ses pieds délicats pressant l'escarpolette,
Un jeune enfant s'enivre au bercement rythmé,
Semblable en gentillesse à la fleur violette
Que l'arbuste balance au tiède vent de mai.

Près d'un vieux pont de bois écroulé sur la berge,
Une troupe enfantine au rire pur et clair,
Guette, sur les galets qu'un flot dormant submerge,
La sarcelle stridente et preste qui fend l'air.

Vers les puits dont la mousse a verdi la margelle,
Les lavandières vont avec les moissonneurs ;
Sous ce firmament pâle éclate de plus belle
Le charme printanier des couples ricaneurs.

Et tandis que bruit leur babillage tendre,
On les voit déroulant la chaîne de métal
Des treuils mouillés, descendre et monter et descendre
La seille d'où ruisselle une onde de cristal.

Nérée BEAUCHEMIN (1850-1931)
Recueil : Les Floraisons matutinales
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Octobre

Les feuilles des bois sont rouges et jaunes
La forêt commence à se dégarnir
L'on se dit déjà: l'hiver va venir,
Le morose hiver de nos froides zones.
Sous le vent du nord tout va se ternir...
Il ne reste plus de vert que les aulnes,
Et que les sapins dont les sombres cônes
Sous les blancs frimas semblent rajeunir.
Plus de chants joyeux! Plus de fleurs nouvelles!
Aux champs moissonnés les lourdes javelles
Font sous leur fardeau crier les essieux.
Un brouillard dormant couvre les savanes
Les oiseaux s'en vont, et leurs caravanes
Avec des cris sourds passent dans les cieux!
Louis Honoré Fréchette

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CRÉPUSCULE D'OCTOBRE

Quand revient l'heure tranquille où le ciel s'illumine
Alors que tintent au loin les tout derniers grelots
D'un troupeau alangui et qui cherche le repos
Je parcours la campagne et au loin je devine
Les premiers feux charmants du village qui m'inclinent
A revenir bien vite pour retrouver le chaud
De ma maison où brûle en me disant des mots
Ma cheminée garnie des arbres qui m'avoisinent.
Une belle journée d'octobre peu à peu se termine
Tous mes pas que j'allonge semblent être les bourreaux
De pauvres feuilles jaunies qui firent les arbres si beaux
Et décorent désormais le sentier qui décline
Déjà Vénus brillante à l'horizon dessine
Sous les cimes dégarnies son clairvoyant halot
Avant que lune montante ne ressurgisse tantôt
Peut-être aurai-je vécu une trace d'amour divine

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| Francis Cabrel |
ABC de la Chanson Francophone |
Paroles et Musique: Francis Cabrel 1994 "Samedi soir sur la Terre"
Le vent fera craquer les branches
La brume viendra dans sa robe blanche
Y aura des feuilles partout
Couchées sur les cailloux
Octobre tiendra sa revanche
Le soleil sortira à peine
Nos corps se cacheront sous des bouts de laine

Perdue dans tes foulards
Tu croiseras le soir
Octobre endormi aux fontaines
Il y aura certainement,
Sur les tables en fer blanc
Quelques vases vides et qui traînent
Et des nuages pris aux antennes
Je t'offrirai des fleurs
Et des nappes en couleurs
Pour ne pas qu'Octobre nous prenne
On ira tout en haut des collines
Regarder tout ce qu'Octobre illumine
Mes mains sur tes cheveux
Des écharpes pour deux
Devant le monde qui s'incline
Certainement appuyés sur des bancs
Il y aura quelques hommes qui se souviennent
Et des nuages pris aux antennes
Je t'offrirai des fleurs
Et des nappes en couleurs
Pour ne pas qu'Octobre nous prenne

Et sans doute on verra apparaître
Quelques dessins sur la buée des fenêtres
Vous, vous jouerez dehors
Comme les enfants du nord
Octobre restera peut-être.
Vous, vous jouerez dehors
Comme les enfants du nord
Octobre restera peut-être.
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je vais essayer d'illustrer mon article
d'hier.......
Allez y jeter un oeil tout à
l'heure.....


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