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    Friday 27 May 2016

    Vie de chien : les Sans-laisse veulent défendre leur liberté à Paris

    NOS AMIS LES BÊTES - Un Parisien vient de lancer une pétition pour permettre aux chiens de se promener sans laisse, au bois de Vincennes. Plus généralement, il réclame plus d'espaces de liberté pour les canidés à Paris. Une association, les Sans-Laisse, est en train de se monter.

    En ville, les chiens ont peu de liberté.

    En ville, les chiens ont peu de liberté.

    Sipa

    Photo:

    La liste est sans fin. Parc de Bagatelle, interdit ; jardin du Pré-Cataclan, interdit. Parc Floral, interdit. Parc Monceau, parc Citroën, Invalides, autorisés, sur certaines allées. A la condition d'être tenu en laisse. C'est dur, la vie de chien à Paris. Mais dans cette longue litanie d'interdictions ou de restrictions, existait jusqu'à maintenant un dernier espace de liberté pour les canidés et leurs maîtres : le bois de Vincennes où, si les chiens en liberté sont sur le papier interdits, une certaine tolérance est maintenue.

    Mais les temps changent. C'est ce qu'estime Stéphane Benguigui, qui a lancé fin avril une pétition pour "préserver la liberté des chiens au bois de Vincennes". "Le bois de Vincennes est historiquement un lieu de rencontre pour les Parisiens et leurs chiens. Le seul endroit où nos compagnons à quatre pattes étaient encore tolérés en liberté", est-il écrit. "Certains réclament la fin de cette tolérance. Nous souhaitons que ce bois reste un lieu de rencontre, de liberté et de tolérance, où chaque Parisien, à deux ou quatre pattes, puisse profiter de ce site merveilleux dans le respect de chacun". En quelques jours, la pétition a recueilli 22.000 signatures.

    "Il faut qu'il y ait un minimum de plaisir pour les chiens parisiens"

    Stéphane n'a pas de chiens. Enfin, il n'en a plus, depuis un mois et demi : il a perdu le sien, de vieillesse. Mais il en a toujours eu, et surtout, il bosse là-dedans : il dirige une entreprise de promenade pour chiens à Paris. Du coup, ça fait 15 ans qu'il arpente le bois de Vincennes, en amateur, et… en professionnel. Et il a vu le climat se dégrader, autour de l'accueil réservé aux canidés. "Le règlement des parcs et jardins a changé en 2010, et imposé le port de la laisse pour les chiens", rappelle-t-il. "Mais à Vincennes, il subsistait une certaine tolérance. On lâchait nos chiens en les surveillant et les agents fermaient les yeux."

    Et s'il milite pour le "sans-laisse", c'est que ce n'est pas anodin, pour un chien : "La vie d'un chien à Paris, c'est 22 ou 23 heures enfermé dans un appartement. Ses seuls moments de liberté sont en laisse, soit avec 120 centimètres d'espace de liberté", détaille Stéphane. "Ce n'est pas une vie. Il faut que les chiens aient un minimum de plaisir." Une heure de liberté chaque jour serait même, selon les vétérinaires, nécessaire à l'équilibre du canidé. Pour se défouler, jouer, faire ami-ami avec d'autres chiens. "Sinon, il pète les plombs, comme tout le monde." 

    "Il faut aussi accepter que la vie puisse s'exprimer"

    Et si Stéphane Benguigui a décidé de lancer sa pétition, c'est parce qu'il entend de plus en plus, depuis quelques années, de "gens qui râlent". Une autre pétition "Halte aux chiens sans-laisse !" avait d'ailleurs été lancée l'an dernier, réclamant la stricte application du règlement. Elle a d'ailleurs été réactivée récemment. Alors Stéphane a voulu prendre les devants. "Bien sûr que, parfois, les mécontents ont raison. Il arrive qu'un chien s'échappe, coure après un cheval ou un joggeur. Le chien doit être éduqué, surveillé", reconnaît-il. D'autant que le bois de Vincennes mêle une faune riche et variée, du marcheur nordique en bâton, des bûcherons au travail, des cavaliers du centre équestres, des familles en balade. Le plus souvent, tout ce petit monde se croise et se mélange sans problème. "Mais sur toutes les fois où il y a 200 chiens en liberté dans le bois et que tout se passe bien, on ne retiendra que cet indicent." Et il craint que les plaintes répétées ne signent l'instauration de la tolérance zéro. 

    Ce serait dommage : "Le bois est un endroit merveilleux, de partage, où il y a de la vie, ou les gens se rencontrent et échangent. Mais joggeur, cycliste, promeneurs... Chacun a tendance à vouloir son bout de territoire. C'est dommage. On veut plutôt que cela continue à vivre, tous ensemble, avec tolérance et intelligence." La pétition de Stéphane a bien tourné, et les médias l'ont relayé. "Les choses avancent, très clairement ça bouge", se réjouit Stéphane. Il est en train de constituer une association, les Sans-Laisse, et un rendez-vous se profile avec la mairie du 12e. Ce qu'il va demander ? D'abord une modification du règlement : "On voudrait que les choses soient claires, inscrites dans le règlement, que nos chiens puissent se promener en liberté. Quitte à établir des zones délimitées où les chiens pourront être lâchés", explique-t-il.

    Plus largement, il entend défendre la place des chiens dans Paris, une ville particulièrement peu accueillante pour les canidés, à en croire le classement de 30 Millions d'amis établi en mai, qui classe la capitale bonne dernière. "Il faudrait rouvrir des parcs parisiens intramuros aux chiens, accentuer les interfaces entre les professionnels éducateurs et les particuliers, qui ont aussi besoin qu'il soit bien éduqué ou promené..." La seule amélioration, depuis janvier dernier, est à chercher du côté des transports en commun : la RATP autorise maintenant dans son règlement intérieur les gros chiens, s'ils sont tenus en laisse. Surtout qu'à en croire Stéphane, le chien a un vrai rôle social. "C'est un vrai vecteur de rencontre", note-t-il. "En promenade, deux chiens vont l'un vers l'autre, se reniflent, commencent à communiquer. Les maîtres suivent, et commencent à parler, de tout et de rien. C'est de la vie. Il n'y a pas tant de choses aujourd'hui qui rapprochent les gens. Au nom du principe de précaution, on sécurise tout. Il faut aussi accepter que la vie puisse s'exprimer."


    Un parc d’attraction pour chiens a ouvert ses portes à Montpellier



    A Lattes, petite commune proche de Montpellier qui a été élue ville la plus «petfriendly» de France, un cani-parc vient d’ouvrir ses portes pour le plus grand bonheur des toutous montpelliérains...

    Le parc, nommé «Cul de sac», fait plus de 3 000m² et offre aux chiens trois aires de détente, des activités ludiques et éducatives, un labyrinthe végétal permettant des jeux de recherche et prochainement, un parcours d’agility !

    Situé au lieu-dit du Grand Tamaris, le parc «Cul de sac» pourrait bien devenir le Disneyland des boules de poils ! En effet, le terrain de jeu imaginé par l’association Canem Nostrum est fait pour permettre aux chiens de s’ébattre en toute liberté en présence de leur maître, pour le plus grand plaisir des duos...
    Par ailleurs, le second objectif de ce parc, c'est la rencontre ! Le but ? Favoriser la socialisation des chiens grâce au contact d’animaux de leur espèce mais aussi, permettre aux propriétaires d'échanger entre eux… le chien est un véritable vecteur de lien social !

     

     

    Les visiteurs doivent être vaccinés

    Le parc «Cul de sac» accueillera bientôt des professionnels du monde canin pour accompagner les événements prévus par les créateurs. Ainsi, Montpellier, qui avait été élu la ville la plus «petfriendly» de 2016 par le magazine 30 millions d’amis, n’est pas prête de se faire piquer la première place du podium avec ce superbe parc d’attraction !

    Néanmoins, il ne faut pas perdre de vue que l’accès au parc est autorisé seulement aux chiens vaccinés afin d’éviter tous problèmes de transmission de maladies. Avoir une assurance civile est également vivement recommandé.


    Posté par spencer à 15:00
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