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Comment protéger son chien des dangers du printemps ?

Comment protéger son chien des dangers du printemps ?

Le printemps est de retour, et avec lui les balades au grand air avec votre toutou. Une saison idéale pour profiter de la nature, mais qui n’est pas sans risques ! Puces, tiques, épillets, plantes toxiques ou chenilles processionnaires : avec les beaux jours, les insectes et les fleurs refont leur apparition. En restant vigilant et en adoptant les bons réflexes, vous pourrez toutefois profiter sereinement de cette période avec votre compagnon à 4 pattes. On vous explique tout.

Pour les urgences vétérinaires, le retour du printemps est toujours synonyme de multiplication des appels. En 2025, le numéro d'urgence 3115 a ainsi enregistré une hausse du nombre d'appels de 20 % en mars, 32 % en avril et 56 % en mai, comparé au mois de février. Il faut dire que les beaux jours marquent aussi le retour des insectes, des épillets et de bien d'autres risques pour nos compagnons à 4 pattes. Des dangers bien réels pour votre chien, mais faciles à éviter avec un peu de vigilance.

Les parasites : un danger fréquent

Au printemps, les parasites sont particulièrement actifs et représentent un danger fréquent pour nos toutous. Dès que les températures dépassent 5 °C, les tiques, les puces et les moustiques prolifèrent, notamment dans les herbes hautes, les parcs ou les forêts.

Les tiques se fixent sur les zones sensibles comme la tête ou les oreilles, et peuvent transmettre des pathologies comme la maladie de Lyme ou la piroplasmose. Les puces envahissent rapidement le pelage de votre compagnon en provoquant des démangeaisons et des allergies. Les moustiques, quant à eux, provoquent de l'inconfort et peuvent aussi transmettre des maladies graves comme la dirofilariose.

Pour protéger efficacement votre chien, il est donc essentiel d’adopter des mesures préventives : utilisez des antiparasitaires (pipettes, comprimés, colliers…) et inspectez le pelage de votre fidèle compagnon après chaque balade. De même, n’oubliez pas le vermifuge : avec le retour du printemps, le risque de ténia chez le chien augmente aussi (les balades dans les herbes hautes ou en forêt favorisent le contact avec des proies contaminées ou des puces porteuses de ces parasites internes). Pour trouver le produit adapté à votre boule de poils, n’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire.

Les épillets : l’ennemi invisible du printemps

Les épillets sont de petits épis secs de graminées très présents dans les herbes hautes et les zones non tondues, au printemps et en été. Souvent invisibles, ils représentent un véritable danger pour les chiens, notamment parce que leur forme en harpon empêche leur retrait facile. En se fixant sur les oreilles, ils peuvent provoquer de sévères otites ; en pénétrant dans le nez, ils entraînent des éternuements et une gêne respiratoire ; dans les pattes, ils peuvent provoquer une boiterie et des douleurs ; et lorsqu’ils s’infiltrent sous la peau, ils favorisent la formation d’abcès et d’infections graves. Les épillets peuvent également se loger dans la gorge, les joues, les gencives, les amygdales si le toutou en avale, mais aussi dans les yeux ou les parties génitales, entraînant des complications parfois sérieuses. Leur migration à l’intérieur du corps nécessite souvent une intervention chirurgicale.

Chaque année, ces petits épis sont d’ailleurs une cause très fréquente de consultation chez le vétérinaire. La seule solution pour s'en prémunir consiste à éviter si possible les herbes hautes, à surveiller votre boule de poils lors de ces sorties, et à examiner attentivement son pelage de retour à la maison.

Les toxiques du jardin : un danger souvent sous-estimé

Le printemps, avec ses plantes et ses jardins en fleurs, peut réserver des dangers insoupçonnés pour votre chien. Saviez-vous, par exemple, que certains bulbes et certaines plantes courantes sont toxiques ? Le muguet peut provoquer des troubles cardiaques, les tulipes et les jacinthes entraînent des troubles digestifs, et d’autres végétaux comme le laurier rose ou le rhododendron sont également dangereux.

À cela s’ajoutent les produits utilisés dans le jardin, comme les engrais, les pesticides ou les désherbants, qui peuvent provoquer de graves intoxications en cas d’ingestion.

Pour protéger votre compagnon, surveillez-le lorsqu’il est dans le jardin, ne laissez jamais traîner de produits chimiques et, en cas d’ingestion suspectée, ne tentez pas de le faire vomir : contactez immédiatement votre vétérinaire en emportant la plante ou le produit incriminé (ou au moins son nom).

Les autres dangers saisonniers à ne pas négliger

Les parasites, les épillets et les plantes toxiques ne sont malheureusement pas les seuls dangers saisonniers auxquels votre fidèle ami à 4 pattes peut être exposé.

Parmi les plus sérieux, les chenilles processionnaires sont particulièrement redoutables : présentes surtout dans le Sud de la France, elles descendent de leur nid à partir de mars/avril et leurs poils urticants peuvent provoquer de graves lésions chez le chien au contact avec sa bouche ou sa truffe. Si cela arrive, vous verrez votre boule de poils commencer à baver, puis sa langue gonflera et se raidira. Il n’existe malheureusement pas d’antidote, et toute exposition nécessite une prise en charge vétérinaire immédiate car la langue de votre chien peut rapidement virer au violet et se nécroser. Il est donc indispensable de bien surveiller votre toutou lors de vos balades champêtres.

Même chose avec les abeilles et les guêpes qui représentent un risque : leurs piqûres sont douloureuses et peuvent déclencher des réactions allergiques chez votre petit compagnon (notamment un choc anaphylactique qui est une urgence vétérinaire).

Enfin, le pollen peut provoquer chez certaines boules de poils des allergies saisonnières, avec des éternuements, des démangeaisons, des irritations des yeux ou des coussinets et des pertes de poils localisées. Pour limiter ces désagréments, il est notamment recommandé de nettoyer le pelage et les pattes de Médor après chaque sortie.

Prévenir plutôt que guérir : les bons réflexes au quotidien

Pour profiter du printemps en toute sérénité avec votre fidèle compagnon, quelques gestes simples peuvent limiter les risques et anticiper les urgences : surveillez attentivement votre toutou pendant les balades ou dans le jardin, inspectez-le systématiquement après chaque sortie, brossez régulièrement son pelage, assurez un suivi vétérinaire régulier et adaptez les lieux ainsi que les horaires de sortie selon les risques saisonniers (herbes hautes, zones à chenilles processionnaires, heures où le pollen est plus ou moins présent...).

Dans tous les cas, au moindre problème, n’attendez pas pour consulter un vétérinaire. Les incidents printaniers peuvent vite devenir graves et nécessiter des soins coûteux. Une simple extraction d’épillet sous anesthésie ou un traitement contre la piroplasmose peut ainsi représenter une dépense importante, souvent imprévue. Dans ce cas, souscrire une assurance chien peut vous permettre d’anticiper ces frais afin d’assurer une prise en charge rapide de votre boule de poils en cas d’urgence, sans stress financier.

Avec toutes ces précautions, impossible de ne pas profiter pleinement des balades printanières avec votre compagnon à 4 pattes !

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